Près d’un an après leur inauguration, les locaux réservés aux mineurs et aux femmes demeurent vides. Tandis que la prison de Moroni étouffe sous la surpopulation, une situation d’autant plus alarmante en cette période de forte chaleur.
Ils sont 269 locataires à la maison d’arrêt de Moroni, entassés comme des sardines, mineurs et adultes confondus, vivant dans des conditions précaires, particulièrement difficiles en cette période de forte chaleur. Pourtant, une nouvelle prison a été construite, il y a un an, avec pour objectif d’accueillir les mineurs et les femmes pour leur offrir des conditions de détention plus dignes, dans le respect et la garantie de leurs droits. Malheureusement, à ce jour, ces nouveaux locaux restent inoccupés. « Jusque-là, seules les femmes ont eu la chance de les intégrer. Les mineurs, eux, restent toujours dans l’ancienne prison qui est saturée, une situation délicate surtout avec cette chaleur et la présence de la gale. On se demande ce qui bloque vraiment », confie une source pénitentiaire sous le sceau de l’anonymat.
Notre interlocuteur dévoile également la situation dangereuse à laquelle sont exposées les détenus sur l'ensemble du territoire national. « Koki la prison d'Anjouan compte 117 détenus tandis que leur capacité est de 60 détenus, quant à Badjo, la prison de Mwali, elle compte 45 détenus pour une capacité d’accueil de 30 prisonniers ». Et ce n’est pas tout. « Koki fait face à une pénurie d’eau et à l’absence de moyens de transport, ce qui entraîne parfois le report des audiences, le trajet étant long et donc risqué », a expliqué notre source. Malheureusement, la prison de Mwali connaît elle aussi les mêmes difficultés : « Le chemin qui mène au palais de justice est complètement dégradé, ce qui complique considérablement le déplacement des détenus ».
El-Aniou Fatima (stagiaire)
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