La Gazette

des Comores

Anjouan : Le lieutenant Chadhouli, « complice » de Bapalé, serait en détresse respiratoire

Anjouan : Le lieutenant Chadhouli, « complice » de Bapalé, serait en détresse respiratoire © : HZK-LGDC

Accusé de tentative de déstabilisation avec feu major Hakim Said alias Bapalé, le lieutenant Fayfoudine Chadhouli serait dans un état de santé critique. Contactée par nos soins, sa famille ne cache pas son désarroi et regrette qu’elle ne soit pas autorisée à lui rendre visite. Un droit que leur reconnait pourtant le procureur de Mutsamudu.


« L’état de santé de mon frère est critique », nous confie Faissoil Chadhouli, grand-frère de Fayfoudine Chadhouli, un lieutenant de l’armée comorienne arrêté pour tentative de déstabilisation en même temps que l’adjudant-chef Hakim Bapalé, décédé dans des circonstances non encore élucidées dans son lieu de détention. « Mon frère a perdu beaucoup de sang. Le jour même qu’il a été arrêté avec le major Bapalé, Fayfoudine, agressé, était admis au centre de santé militaire de Patsy pendant une semaine, avant d’être transféré à la suite d’un malaise à l’hôpital de Hombo ».

 

 Notre interlocuteur regrette que les membres de sa famille ne soient pas autorisés à rendre visite à leur frère hospitalisé. Contacté par La Gazette des Comores, le procureur de Mutsamudu concède être au courant que le lieutenant « est souffrant » sans plus de précisions. Quant aux visites familiales, Mohamed Amane ne s’y oppose plus. « C’est un droit absolu », devait-il soutenir, comme pour tirer son épingle du jeu.Selon M.Faissoil, son petit frère serait en « déficit respiratoire ». Raison pour laquelle, à en croire toujours notre interlocuteur, le mis en cause est transféré de Patsy à Hombo où il serait sous respirateur artificiel.« Avant son arrestation, mon frère ne présentait aucun signe de pathologie quelconque », affirme M.Faissoil, la voix étranglée.

 

 Pour rappel, Fayfoudine Chadhouli est arrêté en même temps que le défunt major Hakim Said alias Bapalé qui a décédé dans le camp militaire de Sangani, et enterré à Mirontsy dans des conditions « inhumaines » avant d’être exhumé et inhumé à nouveau par sa famille. Les deux frères d’arme sont accusés de fomenter une opération de déstabilisation. La mort de l’adjudant-chef à la retraite a suscité des vives réactions de part et d’autre. Au sein du régime, les positions divergent quant à la cause du décès. Le directeur de cabinet du chef de l’État, chargé de la défense parle d’une mort naturelle. Versions que remettent en cause le porte-parole du gouvernement et le ministre de l’Intérieur. Le gouvernement a promis l’ouverture d’une enquête.

 

« Le peuple a le droit de connaitre la vérité. Moi, de mon côté, je mène mes investigations pour rétablir la vérité. Nous avons déjà reçu la famille de feu Bapalé et nous leur avons fait part de l’évolution du dossier », nous confie le procureur de la République de Mutsamudu.

 

 A.O Yazid

 


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