L'ambassadeur de l'Union européenne auprès de la République de Maurice et de la République des Seychelles et le directeur de l'Agence Française de Développement pour Maurice et les Seychelles ont signé une convention de contribution de 9,35 millions d'euros pour appuyer les États membres de la Commission de l'océan Indien (COI) dans leur lutte pour contenir la pandémie de la Covid-19. La COI, représentée par son Secrétaire général et signataire avec l’AFD de la convention, en présence de Mme l’Ambassadrice de France près la République de Maurice, mettra en œuvre ces nouvelles activités pour la santé publique.
Ce financement de l’Union européenne permettra de compléter les activités de veille et de riposte sanitaire déjà mises en œuvre dans le cadre du projet RSIE3 (Réseau de Surveillance et d'Investigation Epidémiologique) financé par la France au travers de l'AFD, de renforcer les systèmes des laboratoires nationaux et de favoriser leur coopération au niveau régional à travers le réseau SEGA-One Health de la COI.
« L'impact sanitaire de la pandémie de Covid-19 est un impact global qui met sous une grande pression les systèmes de santé nationaux. Les États membres de la COI, y compris ceux qui ont réussi à limiter la circulation du virus, font face à de nombreux défis. Dans ce contexte, il est essentiel que les réponses à la pandémie actuelle de Covid-19 comme aux risques de pandémies futures soient coordonnées. Le réseau SEGA-One Health a déjà fait ses preuves, en permettant aux États membres de la COI de travailler ensemble pour faire face à plusieurs épidémies (chikungunya, fièvre aphteuse, etc.) dans cette région, déclare Vincent Degert, l'ambassadeur de l'Union européenne auprès de la République de Maurice et de la République des Seychelles. C'est pour soutenir cette coopération régionale que l'Union européenne a décidé de renforcer le réseau avec un financement de 9,35 millions d'euros, à travers une convention avec l'AFD qui permettra de renforcer les capacités de réaction des États membres de la COI face aux épidémies et aux pandémies et ainsi d'améliorer la sécurité sanitaire de la région »,
Pour sa part, le Secrétaire général de la COI, Vêlayoudom Marimoutou, a souligné l’amplification de l’action en santé de la COI avec l’AFD, depuis plus d’une décennie, et à présent avec l’UE. « La pandémie de Covid-19 a mis à l’épreuve nos systèmes de santé, notre réseau SEGA-One Health et notre partenariat. Je crois que cette épreuve-là, nous avons su collectivement la dépasser grâce à l’implication de nos équipes du Secrétariat général et experts de l’Unité de veille sanitaire, grâce à l’engagement de nos États membres et grâce à la réactivité et la bienveillance de l’AFD. Notre plan de riposte a permis de doter en équipements de protection, en matériels médicaux et en traitements les services de santé de nos États membres, avance-t-il.
Et d’ajouter que « ce bouleversement mondial a montré l’importance du multilatéralisme et de l’aide publique au développement. Convaincue de l’utilité du réseau SEGA – One Health et de la plus-value de la coopération régionale, l’Union européenne, partenaire historique de la COI, a évalué rapidement les moyens de renforcer nos capacités régionales de prévention et de gestion des risques épidémiques. C’est tout l’objet du projet RSIE4 qui nous permet de passer une nouvelle étape partenariale, tripartite puisqu’elle engage la COI, l’AFD et l’UE, et élargie en ce qu’il s’agit de notre collaboration avec l’UE qui couvre, faut-il le rappeler, les 17 Objectifs de développement durable ».
Le financement additionnel de 9,35 millions d'euros provient de l'enveloppe que l'UE a allouée à la COI pour la coopération régionale. Ce financement va compléter le budget déjà alloué par l'AFD au projet RSIE 3 et son réseau SEGA-One Health. Avec ce nouvel appui financier, l'Union européenne a deux objectifs principaux.
Ibnou M. Abdou
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