La Gazette

des Comores

L’exploitation des carrières à Mohéli, un danger environnemental

L’exploitation des carrières à Mohéli, un danger environnemental © : HZK-LGDC

Une délégation composée des membres du Bureau géologique des Comores séjourne à Mohéli dans le cadre d’une mission d’identification et de caractérisation des carrières qui se trouvent dans l’ensemble de l’île, mais aussi proposer des solutions de reconstitution de ces sites. Le constat est sans appel : l’exploitation de ces carrières constitue un danger pour l’environnement.


Constituée d’un géophysicien, d'un énergéticien, d'un géologue et d'une environnementaliste, une mission du Bureau géologique des Comores s’est entretenue avec certains responsables de l’île dès leur descente d’avion jeudi dernier, pour la présentation de l’objectif de leur mission ainsi que les activités qu’ils vont réaliser. Une initiative saluée par Chahalane Mohamed, directeur de cabinet du gouverneur de Mohéli dans la mesure où selon lui, reconstituer et valoriser les carrières va protéger l’environnement.

 

Cette équipe s'est rendue tout d’abord sur le site de Mbagani où a été installé le concasseur de l’entreprise CBE. Actuellement, c’est l’entreprise de l’ancien gouverneur de l’île Mohamed Ali Said qui poursuit l’exploitation de cette carrière qui se situe entre la mer et l’aéroport de Bandar es Salam avec toutes les conséquences qui en découlent. Les produits qui en sont issus assurent, en tout cas, les travaux d'assainissement de la ville de Fomboni.

 

« Ce n'est pas positif par rapport à l’impact environnemental et la proximité de l’aéroport », a fait constater Assinadi Anli, le géologue du BGC. Une situation qui met en danger le trafic aérien car l’exploitation massive de ces agrégats engendre la montée des eaux de mer qui viennent occuper les espaces creux. Et le risque d’envahissement dans l’avenir de la piste d’atterrissage par des eaux de mer n’est pas à écarter si l’exploitation se poursuit. Il y a  également le risque de pollution des eaux, de l’air par la poussière et un impact sur la faune et la flore de cette zone. Ces techniciens, après avoir fait le tour de l’île, ont aussi tenu à échanger avec les exploitants en leur proposant des mesures de reconstitution de ces carrières une fois exploitées.

 

Riwad

 


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