En plus de s’être fait masturber par la mineure de 13 ans, il lui aurait également mis le doigt dans le vagin. C’est ce que révèle l’examen médical.
Devant la presse hier mardi, la brigade des mineurs a essayé de dédouaner la hiérarchie de la FCD, suspectée de mener des manœuvres pour faire libérer leur militaire, empêtré dans cette affaire qui pourrait très probablement lui coûter ses fonctions et le conduire derrière les barreaux. Le commissaire Daroueche, patron de la brigade des mœurs, déclare qu’après enquête, la fille a été « seulement » agressée. « Le militaire l’a contrainte de le masturber », rapporte-t-il. Dans cette rencontre avec la presse, l’officier de police essaie de dédouaner le chef de corps (FCD), accusé par l’ONG Hifadwi de mener des manœuvres pour libérer son militaire. « Le chef de corps n’a fait que passer prendre des nouvelles sur les aveux du détenu. C’est tout », avance celui dont l’ONG avait salué la résistance face aux tentatives de libération du présumé auteur de viol.
Si le patron de la brigade des mineurs s’arrête sur les faits d’agression, notamment la masturbation, ce n’est pas ce que révèle en tout cas l’examen médical. En effet, selon le Service d’écoute, ce certificat parle d’un « traumatisme local récent avec une déchirure de l'hymen, témoin d'une introduction digitale », nous rapporte Mdradabi Mzirani, le président du Service d’écoute. Pour rappel, le président de la République a, lors de son allocution du 6 juillet dernier, déclaré la guerre contre les actes d’agression et de violences sur les femmes et les enfants. D’aucuns attendent que le militaire de la FCD (et non de la GSHP comme nous l’avion rapporté par erreur dans notre édition du mardi 14 juillet), soit traduit en justice et puni à la hauteur de son acte.
Andjouza Abouheir
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