Les questions environnementales semblent perdre du terrain dans notre pays même si il ne se passe pas quelques semaines sans que ne se tienne un atelier ou un séminaire sur la question. Que ce soit sur l’économie bleue, la Promotion des énergies renouvelables, la mobilisation des ressources sur le Fonds vert climat, la valorisation des déchets domestiques et le développement des emplois verts etc…
Et 2016 n’a pas dérogé la règle en la matière. Les Comores ont comme l’ensemble des pays, plus particulièrement les petits états insulaires en développement (PEID) se sont mobilisés pour la préparation de la Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques, un événement planétaire, qui se déroulait, en plus, en terre africaine au Royaume du Maroc. Il faut noter que pour le comorien lambda, les questions environnementales se réduisent à la gestion des déchets.
Pour 2016, les questions environnementales étaient surtout focalisées sur la tenue de la Conférence de Marrakech sur les changements Climatiques, conférence qui devait entériner l’Accord de Paris signé un an plutôt. Si le gouvernement s’est mobilisé pour la ratification de l’Accord de Paris, le vote par l’Assemblée s’est heurté aux dissensions internes des élus, et malgré que la commission des affaires étrangères ait donné un avis favorable, en plénière le texte de ratification de l’Accord de Paris est passé aux forceps.
Dans le contexte actuel, les changements climatiques constituent une donnée incontournable pour les petits états insulaires en développement comme le nôtre. On notera que la Stratégie de Croissance Accéléré pour le Développement Durable (SCA2D) a intégré les changements climatiques dans ses axes stratégiques donnant à cette thématique sa valeur de transversalité dans la vision que nous devons avoir dans la recherche des solutions d’un développement harmonieux avec les grands équilibres de la nature.
Mais en même temps, les Comores se sont donnés comme autre grande ambition de développement économique, devenir un pays émergent d’ici 2030 selon la SCA2D pour pouvoir atteindre le stade de nouveau pays industrialisé avec un revenu intermédiaire
En 2016, a été lancé le projet pour la mise en place du réseau national des Aires Protégées. Un projet qui devait prendre son envol depuis deux ans mais reste prisonnier des multiples procédures entre l’agence d’exécution des Nations-Unis et l’agence en charge du dossier sur le plan national. L’absence d’une délégation à la Conférence des parties sur la biodiversité cette année illustre dans une certaine mesure le manque de soutien pour cette thématique.
Par ailleurs, il a été constaté lors de la conférence de Marrakech que les actions nationales des pays en développement pouvaient être facilitées par un meilleur soutien à travers le mécanisme technologique, le Fonds Vert pour le Climat et par d’autres sources de financement, ainsi que par un renforcement des capacités et enfin par de nouveaux partenariats entre les pays développés et les pays en développement sur des actions concrètes.
Mmagaza
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