Dans le principe d’accompagner les projets et de favoriser le développement de l’entreprenariat dans le pays, l’entreprise SOWO Comores organise tous les derniers samedis des mois une réunion de concertation en langue anglaise appelée « Saturday English Club ».
L’entreprise SOWO veut à travers cette idée, installer un pont-neuf entre les jeunes comoriens anglophones qui va leur permettre de discuter entre eux dans l’espoir que ces échanges peuvent être bénéfiques pour les uns et les autres. Selon un constat, plusieurs jeunes locaux se noient dans le chômage après leurs études universitaires alors que la plupart de ces jeunes s’expriment bien en anglais. C’est à partir de ce constat que l’entreprise de gestion de projet et de formation professionnelle SOWO a décidé d’organiser une fois par mois une réunion de concertation en langue anglaise. « Mon équipe et moi avons décidé de lancer une initiative pareille dans le but de permettre aux jeunes comoriens anglophones de se rencontrer et de partager entre eux. Et peut-être qu’à travers cet échange l’un pourrait donner à l’autre une idée, un projet de vie et d’avenir », explique Abdillah Ahmed Said, le directeur de l’entreprise SOWO.
Interrogé sur la conception du « Saturday English Club », notre interlocuteur montre que s’exprimer en anglais aujourd'hui est un avantage énorme surtout pour nous les pays francophones. « C’est la langue qui domine le monde maintenant. Alors celui qui parle anglais et qui ne trouve pas du travail peut être orienté sur un projet ou une piste qui pourrait lui permettre de construire son avenir », poursuit-t-il. Ce dernier reste convaincu qu’il y’a une forte chance de réussir sa vie à travers cette rencontre par l’usage d’une langue qui pratiqué surtout dans le domaine du commerce, de l’entreprenariat et d’autres.
« Il est indéniable que l’anglais offre des opportunités exceptionnelles à tout individu qui parle mais sans des relations professionnelles, il est difficile de se lancer dans la vie professionnelle malgré les connaissances et les compétences que peut avoir le demandeur d’emploi. C’est cette difficulté de trouver un travail après des longues études qui a poussé à l’entreprise SOWO de créer des moyens de communication pour aider les jeunes anglophones du pays », avance-t-il.
Aujourd’hui ce sont 25 personnes qui ont bénéficié de ce premier échange. C’est ainsi que Dedan Kimonyi natif de Ouganda mais directeur de risque et Comores conformité à l’Exim Bank, a saisi l’opportunité de saluer l’initiative avant de faire mention spéciale concernant les facultés des jeunes comoriens à communiquer en anglais tout en encourageant les autres à rejoindre le groupe.
Kamal Gamal
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