Avec l’arrivée du nouveau directeur général, l’Autorité Nationale de Régulation des TIC envisage d’aller vers une nouvelle approche dans la régulation. Il appelle tout le monde à se conformer aux textes en vigueur et rétablir la légalité pour tous les acteurs.
Le secteur des télécommunications aux Comores reste un secteur en mutation. Chaque jour, de nouveaux atouts et des opportunités se présentent. Connecté au réseau EASSY, création d’un troisième opérateur, Comores Câble et récemment l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché à savoir TELCO, les dirigeants de l’ANRTIC veulent changer de méthode et réguler autrement.
« Le secteur a connu beaucoup de blocages. Une réglementation peu appliquée, une régulation peu efficace et balbutiante et une absence de coopération et de co-régulation des acteurs des TIC avec comme conséquences des blocages multidimensionnels », lit-on dans un document publié par l’ANRTIC. Aujourd’hui, le régulateur décide de sortir de cette impasse et revoir son mode d’organisation, de fonctionnement et son style de management.
L’ANRTIC veut rétablir la légalité pour tous les acteurs publics et privés, appliquer la réglementation avec intelligence, sagesse et fermeté, protéger les intérêts des consommateurs, respecter les principes de la régulation et sa déontologie à savoir l’adoption de la charte et des règles déontologiques.
Cet organe indépendant veut instaurer aussi la co-régulation et des négociations constructives des acteurs publics du secteur des TIC. Un dialogue qui a commencé depuis une semaine. Par ce dialogue, le régulateur des TIC compte octroyer à Comores sa licence et son cahier de charge mais aussi ouvrir des antennes d’activités et de contrôles dans les autres îles. « Si nous n’avions pas d’antennes dans les autres îles, c’était à cause des moyens. Aujourd’hui, on a rencontré les décideurs politiques des deux îles qui ont montré leur disponibilité à nous accueillir. Maintenant, les procédures vont êtres lancées », déclare Said Moumine Ahamada, le directeur général de l’ANRTIC.
Par cette nouvelle approche, le régulateur des TIC peut prendre la main sur les taxes de régulation non respectées mais aussi du contrôle des grandes stations régionales ainsi que l’ORTC qui échappent à son contrôle.
Mohamed Youssouf
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