La Gazette

des Comores

L’agresseur présumé de la fillette de 3 ans est placé sous mandat de dépôt

L’agresseur présumé de la fillette de 3 ans est placé sous mandat de dépôt © : HZK-LGDC

Le retrait de la plainte par la famille de la victime n’aura pas dissuadé la justice de poursuivre l’affaire. L’agresseur présumé de la fillette de 3 ans, un jeune de 20 ans originaire de Mdjoiezi ya Hambou, est placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Moroni. Le dossier est désormais confié à un juge d’instruction.


Mardi dernier, nous vous avions rapporté la triste histoire d’agression sexuelle d’une fillette de 3 ans par son voisin de 20 ans, tous deux originaires de Mdjoiezi ya Hambou. Les deux familles ont remué ciel et terre pour étouffer l’affaire par une espèce d’arrangement, heureusement la justice a eu raison de leurs manœuvres. En effet, nous avons appris que le présumé agresseur est placé en détention à la maison d’arrêt de Moroni. 

Le parquet, saisi par l’ONG Hifadhu, a confié le dossier à un juge d’instruction. « Je salue les efforts de la justice. Justice pour nos enfants ! Je sollicite l’accompagnement du gouvernement et les parties prenantes pour mettre fin à ce fléau national », s’exclame Rahmatou Goulam, patronne de Hifadhu, qui, s’il convient de le dire, quand elle parle de la justice, rares sont les fois qu’elle lui jette des fleurs, tant le laxisme devant ces agressions est légion.

« Nous devons changer nos mentalités au sein même de nos familles, villes et villages. Tout le monde doit comprendre que la violence est un phénomène mondial dont les conséquences sont néfastes, nous avons perdu six personnes suite à des agressions rien que pour le dernier trimestre de 2019. Cela fait beaucoup pour un pays de seulement 800 mille habitants », poursuit Mme Goulam.

L’enfant de trois ans affirme que son agresseur lui a fait des attouchements et frottements. Rien qu’en 2019, le service d’écoute a enregistré dans son rapport 125 cas d’agression sexuelle sur des mineurs rien qu’à Ngazidja. Cette année, pour le mois de mars, 70 cas de maltraitance, agression sexuelle et viol de femmes et de mineurs, ont été répertoriés.

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.