L’ONG ACJED s’est déclarée aujourd’hui sur le paysage sociopolitique et économique national. Elle s’oppose aux actes illégaux et à l’injustice gratuite.
L’ONG Actions Citoyennes pour la Justice et l’Etat de Droit s’est réveillée après quelques mois de mise en veille. Cette association s’est déclarée hier devant les médias sur le climat qui prévaut actuellement au sein de la société comorienne, dominée par des actes illégaux, d’injustice, voire même des licenciements abusifs. Face à ces actes, l’ONG ne compte pas baisser les bras.
« La situation actuelle du pays est vraiment déplorable en tout point de vue, mais surtout sur la justice. Nous voulons aujourd’hui une justice équitable et indépendante. Car sans une justice indépendante, c’est la population qui va payer les frais comme on le voit », déclare Said Mze Dafine, le président de l’ACJED.
L’organisation compte s’opposer énergiquement aux injustices, mépris et aux attitudes déplacées, aux arrestations arbitraires, aux licenciements et actes administratifs non conformes à la réglementation et au non respect des lois et procédures légales. « Notre mission est de venir aider les gens et dénoncer ce qui ne va pas bien. Actuellement, le pays souffre énormément en matière de respect des droits et des textes », poursuit-il, avant d’ajouter « en un moment, on peut s’autosaisir d’un dossier ou bien les gens viennent vers nous ».
L’ACJED appelle à la mobilisation du peuple comorien contre ces méfaits. « Personne n’est à l’abri d’une injustice gratuite et celui qui est happé par cette machine maléfique ne pourra jamais s’en sortir lui-même. Si les bons ne font rien, c’est le mal qui triomphe. Auquel cas, notre silence est complice et donc coupable », martèle Said Mze Dafine.
Pour rappel, la structure ACJED a comme but de promouvoir l’Etat de droit en Union des Comores par l’incitation à une justice indépendante, impartiale et performante et par la promotion, l’éducation et l’amélioration de l’accès aux droits civiques par le citoyen comorien. L’ONG s’est manifesté et a pris position sur plusieurs dossiers et affaires nationaux comme l’affaire de la tentative de coup d’Etat d’Aout 2014, la réouverture du dossier de l’assassinant du défunt lieutenant-colonel Combo Ayouba, l’affaire de la citoyenneté économique en demandant la maitrise et le contrôle des passeports comoriens et le dossier de réintégration dans leurs corps respectifs des membres de l’AND jugés non coupables dans les affaires de rébellions et d’assassinat en 2010.
Mohamed Youssouf
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