Une augmentation des frais de scolarité prévue pour les deux prochaines années provoque la colère de plusieurs familles dont les enfants sont scolarisés au Lycée Français International Henri-Matisse de Moroni. Regroupés au sein d’un collectif ad hoc, des parents d’élèves non boursiers dénoncent une hausse jugée excessive et n’excluent pas de déscolariser leurs enfants si la décision est maintenue.
La tension monte entre la direction du Lycée Français International Henri-Matisse de Moroni et une partie des parents d’élèves. Dans un courrier adressé au directeur du primaire et au proviseur de l’établissement, dont nous avons obtenu copie, plusieurs parents d’élèves non boursiers expriment leur opposition à l’augmentation annoncée des frais de scolarité. Selon la décision communiquée, les frais devraient augmenter de 155 euros par élève pour l’année scolaire 2026/2027, puis de 444 euros supplémentaires pour l’année 2027/2028. Une hausse que les familles jugent difficilement supportable. Dans leur lettre, les parents rappellent qu’une augmentation de 5% avait déjà été appliquée pour l’année 2024/2025, hausse qu’ils affirment avoir acceptée sans contestation malgré son impact financier. « Avec la nouvelle hausse prévue pour les deux années scolaires suivantes, cela représente une augmentation totale de 595 euros par élève, ce qui devient excessivement lourd à supporter pour de nombreuses familles », écrivent-ils.
Tout en reconnaissant l’importance d’assurer des conditions de travail dignes aux enseignants, les parents estiment que la solution choisie n’est pas la bonne. Faire peser une nouvelle fois cette charge sociale et patronale sur les familles n’est ni équitable ni durable. Ils considèrent que la pression financière exercée sur les parents ne constitue pas la meilleure réponse à des questions relevant de choix structurels et institutionnels. Les signataires se disent convaincus que d’autres solutions pourraient être envisagées, sans que les familles soient systématiquement mises à contribution. Face à cette situation, certains parents envisagent même de retirer leurs enfants de l’établissement si la décision est maintenue. Une perspective qui ne serait pas motivée par un rejet de l’établissement, mais par les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés. « Nous espérons que la direction trouvera une solution. Mais si l’école maintient cette décision, nous serons obligés de déscolariser nos enfants. Avec la vie chère, une telle augmentation devient très difficile à supporter », confie un parent membre du collectif.
Selon nos informations, la direction de l’établissement a tenté d’apaiser les tensions en organisant une réunion avec les parents. Une initiative qui n’aurait toutefois pas permis de calmer les inquiétudes. Le collectif des parents d’élèves a déjà lancé une pétition, signée par plusieurs familles représentant environ quarante élèves. Si ces élèves venaient à quitter l’établissement, la perte financière pourrait dépasser 60 millions de francs pour l’école. Les parents demandent à la direction de reconsidérer la décision et d’engager une réflexion plus large afin de trouver des solutions plus justes pour l’ensemble de la communauté scolaire.
Nassuf Ben Amad
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