Durant cinq jours les enquêteurs ont été outillés sur les aspects psychologiques des traumatismes vécus par les mineurs victimes d’abus sexuels, afin de mieux les accompagner. Cette formation est une nécessité pour assurer un environnement sain des mineurs victimes.
Après 5 jours, le séminaire de renforcement des capacités sur les traumatismes subis par les victimes mineures d’agressions sexuelles et de violences a baissé le rideau vendredi 7 octobre dernier à la gendarmerie. Cette formation qui a vu la participation de magistrats, policiers, gendarmes, officiers de police judiciaire et médecins, rentre dans le cadre du programme d’assistance technique et d’échange d’informations, de la Commission de l’Union européenne (TAIEX), axée sur les mécanismes de protection des mineurs victimes de violences. La cérémonie a été honorée par la présence du représentant de l'Union Européenne à Moroni, du procureur de la République, du directeur général de la police nationale, du représentant le chef d'état-major et de l'attaché de sécurité à l'ambassade de France à Moroni.
Durant cette formation assurée par le capitaine Vanessa Bosserelle et le lieutenant Mouhand Bouzidi, il était question de montrer aux participants que les violences ont des conséquences multiples sur la santé physique et psychique des mineurs. Le capitaine Vanessa Bausserelle a expliqué que cette formation avait pour but de former les enquêteurs comoriens sur les aspects psychologiques des traumatismes vécus par les mineurs victimes d’abus sexuel. « Nous étions vraiment ravis d’échanger avec eux. Il y avait de l’enthousiasme et de la curiosité. Car nous donnons les généralités, mais il y a aussi des spécificités grâce aux échanges. Il y a eu des exercices de mise en situation, cela a permis d’appliquer tout ce que l’on avait dit de manière théorique et de manière pratique. Nous avons utilisé la « salle Mélanie » pour les misses en situation. Cela va leur permettre de mieux se positionner face à un cas d’abus, de pédophilie, d’agression », souligne-t-elle.
Dans son allocution, le procureur de la République de Moroni Mohamed Djounaid a expliqué que cette formation trouve sa pertinence dans le contexte actuel où l’on observe aux Comores, des faits d’agression sexuelle dont le mineur demeure la victime. « Face à cette augmentation galopante et inquiétante des différentes formes de violence à l’endroit des mineurs, la coopération entre les services qui luttent contre les violences faites aux mineurs n’est plus une option. C’est une nécessité vitale pour les Comores en vue d’assurer aux mineurs un environnement sain pour son développement et son épanouissement », déclare celui pour qui, sa présence témoigne sa détermination pour l’accompagnement de toute action tendant à la protection et la prise en charge de ces mineurs.
Tout le représentant de l’Union Européenne, le commandant Ramadani Mdahoma a expliqué que c’est la troisième session de formation destinée aux enquêteurs et qui consiste en la prise en charge du mineur, de son stress psycho-traumatique. « Le résultat est de faire en sorte que la victime mineur puisse évacuer afin d’éviter les commotions émotionnelles à long terme et de lui permettre d’avoir une vie meilleure », précise-t-il, en montant « l’importance de renforcer nos partenariats et de mieux coordonner nos efforts, afin d’impulser avec plus d’efficacité la mise en œuvre de mécanismes qui nous permettront de lutter contre les agressions faites aux mineurs ».
Andjouza Abouheir
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