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L'ONG Mbinga ya Masiwa a son mot à dire

L'ONG Mbinga ya Masiwa a son mot à dire © : HZK-LGDC

"La corruption est un mot qui signifie plusieurs réalités", cette expression d'Anzaouir Ben Allaoui montre combien il est important d'unir les forces pour lutter contre la corruption. Dans une conférence débat, des acteurs de la société civile et l'ONG Mbinga ya Masiwa ont montré leur volonté de sensibiliser la population et les autorités étatiques dans ce combat.


 

Autour d’une conférence débat qui a eu lieu à la Maison de l’Emploi, l’ONG Mbinga ya Masiwa, présidé par Housseine Abdoulfatah a réuni des acteurs de la société civile pour discuter, à l’occasion de la journée africaine de lutte contre la corruption. Un débat enrichissant animé par le juriste, politologue et ancien directeur de cabinet du ministère de l'intérieur, Anzaouir Ben Allaoui. Dans sa présentation qui a duré une vingtaine de minutes, l'homme de droit a rappelé l'importance de ces échanges qui selon lui doivent contribuer à la sensibilisation face à ce fléau qui n'épargne personne.

 

« La corruption est un mot qui signifie plusieurs réalités et que le trafic d'influence et autre chose du genre sont des actes à réprimer », précise-t-il. Répondant aux multiples questionnements de l'assistance sur la manière de lutter et les bonnes pratiques à adopter pour sensibiliser la population, Anzaouir Ben Allaoui affirme qu'à travers cette convention africaine adoptée en 2003, les signataires ont cherché un moyen pour promouvoir un dialogue juridique. « La convention a été adoptée le 11 juillet 2003. C'est la raison pour laquelle cette manifestation a été organisée aujourd'hui. Cette journée a pour but de promouvoir le dialogue et les réflexions sur le rôle des systèmes judiciaires nationaux dans la lutte contre la corruption sur le continent africain », explique-t-il

 

Cette année représente la quatrième édition et le thème choisi est « Combattre grâce à des systèmes efficaces et efficients ». Une mission qui pour être réalisée, Anzaouir rappelle qu’il faut promouvoir l’efficacité et l’efficience des lois et principes. « Pour atteindre les objectifs visés, plusieurs facteurs interviennent notamment le respect de l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, l'égalité pour tous devant la loi, l'intégrité et l'indépendance judiciaire, la responsabilité judiciaire, le respect des procédures, la publication des décisions (…) et les bonnes pratiques judiciaires », énumère-t-il en affirmant que « le manque de transparence alimente la corruption ».

 

Pour sa part, le président de l'ONG rappelle que la corruption anéantie la relation de confiance et cette dernière reste le principal facteur de pauvreté. « On ne peut espérer un développement économique sans une lutte contre la corruption », fustige Housseine Abdoulfatah. Insistant sur l'importance d'éduquer, de sensibiliser et de réprimer la corruption, le président de Mbinga ya Masiwa reste convaincu que le combat ne sera pas facile. « Dans un contexte économique et social aussi difficile, notre tâche ne sera pas facile. Mais notre solidarité, notre sens de responsabilité et notre ténacité devant les difficultés nous permettront de surmonter les obstacles et de relever les défis de la pauvreté », conclut-il.

 

A.O Yazid

 


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