L’intersyndicale des agents de l’éducation se dit contre la décision du ministre de l'éducation de mettre à disposition certains enseignants encore vivace pour poursuivre le métier avant de solliciter des solutions dont la fermeture des écoles privées qui ne sont pas dans les normes requises et l’interdiction des enseignants salariés d’exercer en tant que fonctionnaires alors qu'ils n'accomplissent pas formellement leurs obligations.
Devant les médias, Moussa Mfoungouliye, le secrétaire général de l’intersyndicale des agents de l’éducation nationale conteste fermement la décision du ministre de l'éducation de mettre à disposition certains enseignants. Sur cette décision, il faut expliquer que le ministère recrute des enseignants en fonction des besoins exprimés dans les écoles publiques. Ce qui veut dire que le ministre peut mettre quelques enseignants à disposition de la fonction publique lorsque les besoins sont minimes. C'est ainsi que le conférencier a expliqué que cette méthode est louable lorsque tous les paramètres sont clairs. « Il faut rappeler qu'il y a des années où le recrutement des enseignants se faisait par affinité politique. Ce qui explique qu'aujourd'hui il y'a beaucoup d'enseignants dans la fonction publique mais la plupart sont payés uniquement mais sans accomplir leur devoir. Donc si vraiment le ministère veut recadrer tout cela, il faut accélérer les contrôles et nettoyer le fichier », dit-il. Selon lui, c'est incompréhensible que le ministre mette à disposition des enseignants qui travaillent et laisser ceux qui sont payés gratuitement.
Le secrétaire général de l’intersyndicale a évoqué la question des écoles privées qui ne répondent pas aux critères requis. Pour lui si la demande ou les besoins sont réduits dans les écoles publiques c'est parce qu’il existe dans le pays plusieurs établissements scolaires privés dont la plupart ne sont pas aux normes. « On ne demande que la suppression des ces établissements quasi fantômes. Dans nos localités, il suffit de louer une maison pour ouvrir une école sans se soucier des conditions légales. Donc lorsqu’on arrivera à mettre de l’ordre dans les écoles privées, peut être que les écoles publiques le problème ne se posera plus », avance-t-il.
Cette année le ministère de l'éducation à décidé de mettre en vigueur la loi qui interdit à l'enseignant d'école publique de travailler dans l'école privée. Une décision vivement contesté par les enseignants qui estiment que cette décision ne s’applique qu’à eux. « Si aujourd’hui, nous tournons de gauche à droite, c'est à cause de la valeur indiciaire. Il ne nous permet pas de vivre au quotidien. Si vraiment les autorités veulent appliquer cette décision, il faut revoir la grille indiciaire », réclame le secrétaire général de l'intersyndicale. Pour lui, le fait d’enseigner à la fois le public et le privé, ce n'est pas avoir les yeux plus grands que le ventre, mais c'est le seul moyen de joindre les deux bouts.
Kamal Gamal
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