Suite au licenciement de Rahama Said, l'inspection du travail a convoqué hier mardi le directeur de l'hôpital El-Maarouf, Nicolas Moussa Mmadi et Rahama Said. Après quelques heures de débats et d'échange, l'inspecteur Nourdine Madjid a rappelé le droit et invité les parties à se concilier. Une décision est attendue le 25 août prochain.
L’inspection de travail avait convoqué hier mardi Rahama Said, victime d’un licenciement « abusif » et le directeur général de l’hôpital El-Maarouf. Après quelques heures de débats, l'inspecteur Nourdine Madjid a rappelé le droit et invité les deux parties à se concilier. « Il faut savoir que si une femme est dans un état pareil (grossesse) la loi n'autorise pas son licenciement. C'est mentionné dans le code du travail. L'article 125, montre qu’une femme enceinte ne doit pas être licenciée. Toutefois, j'invite les deux parties à se concilier », sollicite l'inspecteur.
Après l’audience, l’avocat de Rahama Said reste confiant et ne demande que l’application du droit. « Nous étions reçus par l'inspecteur de travail et il a entendu la déclaration de l'employée puis celle de l'employeur. Après quelques heures d'échanges, il a rappelé aux deux parties l'objet de la procédure initiée. Il s'agit d'une phase obligatoire prévue par l'article 47 du code du travail, en cas de licenciement, on saisit par requête l'inspection pour une tentative de conciliation », avance Me Fahardine.
Et d’ajouter que « nous sommes convoqués pour une deuxième fois la semaine prochaine pour la suite. Si le CHN accepte de réintégrer son employée, un procès verbal de conciliation sera établi. Sachant que l'inspection du travail n'ordonne pas à un employeur de réintégrer son employé, il fait rappeler le droit et invite les parties à une conciliation, soit la réintégration ». Après cette convocation, cette sage-femme d’Etat attend de connaître la décision fixée au 25 août prochain.
Nassuf Ben Amad
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