La Gazette

des Comores

L'inflation à l'épreuve de la conjoncture mondiale

L'inflation à l'épreuve de la conjoncture mondiale © : HZK-LGDC

Selon le Fonds Monétaire International, l'inflation aux Comores s'établissait aux alentours de 1.9% en glissement annuel au mois d'octobre 2025, après avoir connu un pic à 7.3% au mois de mars. Pour l'institution de Bretton Woods, cette baisse est dû en grande partie à la baisse des prix à l'importation, malgré une conjoncture internationale des plus incertaine. C'est en tout cas ce que nous avons pu lire dans le communiqué de presse du FMI, sur l'achèvement de la cinquième revue, au titre de la Facilité Élargie de Crédit.


« La reprise économique s’est renforcée en 2025 dans un contexte de désinflation progressive, tandis que la position extérieure est restée stable, soutenue par des réserves confortables. Les performances du programme ont été globalement satisfaisantes et les perspectives demeurent favorables », explique Nigel Clarke, ancien ministre des finances et actuel Directeur général adjoint et Président par intérim du Conseil d'Administration (ÇA), du FMI, dans sa déclaration suite à la réunion de validation de la 5ème revue. Pour lui, les autorités comoriennes sont pleinement engagées dans le programme avec le FMI « en faveur de leur agenda de réformes dans le cadre du programme soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC), qui vise à renforcer la résilience et à générer une croissance plus élevée et plus inclusive ».

Le haut fonctionnaire du FMI attire toutefois l'attention sur les possibilités d'une baisse de la performance économique. « Néanmoins, les risques orientés à la baisse restent élevés, reflétant la fragilité persistante de l’économie comorienne et un environnement mondial marqué par une forte incertitude », prévient-il. Si la notice du FMI remonte à la mi-février, elle demeure d'actualité en tenant compte de la nouvelle déflagration au Moyen orient, après l'attaque Israelo-américaine sur l'Iran, et la riposte de celui-ci sur l'ensemble des pays de la région même si le gouvernement s'est voulu rassurant lors d'un point de presse organisé en fin de semaine dernière. « Les stocks sont disponibles, les importations fonctionnent normalement et la situation est sous contrôle. Il n’y a aucune raison de céder à la panique », avait rassuré le gouvernement. Toutefois, les prémices d'une crise surtout des produits pétroliers se font déjà sentir, malgré l'assurance des autorités.

Depuis le 02 mars, on voit se dessiner dans les stations services de longues files d'attente de voitures, qui veulent faire le plein, par peur d'une éventuelle pénurie, si le conflit venait à se prolonger. Pour un pays insulaire comme le nôtre qui dépend pour une grande partie des importations, la perturbation des voies maritimes peut avoir des conséquences néfastes, pour notre économie, et l'inflation pourrait repartir à la hausse. Si les autorités se veulent rassurantes, les opérateurs économiques de l'île comorienne de Mayotte commencent à s'inquiéter. « La plupart des conteneurs achetés par les Mahorais viennent de Dubaï, il risque d'y avoir des retards sur l'acheminement, sur les livraisons, tout cela va être retardé », rapporte Mayotte 1ere citant, Abdallah Ibrahim, un gérant d'une société de transit à Mayotte. Et comme les importateurs de l’ensemble de l’archipel utilisent les mêmes voies maritimes, la même question se pose et attend des réponses face aux risques d’un enlisement de la guerre du Moyen orient.

Imtiyaz 

 

 


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