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Licenciement du directeur général d’El-maarouf : Le ministère de la santé répond à Zain el Abidine

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Licenciement du directeur général d’El-maarouf : Le ministère de la santé répond à Zain el Abidine © : HZK-LGDC

A la suite d’un article paru dans La Gazette de ce lundi où le désormais ancien directeur d’El-maarouf s’estimait être victime d’un « licenciement abusif et politique de la part du ministère de la santé », ce dernier vient de réagir à ce qu’il qualifie d’ « allégation » et répond que Zain-el Abidine avait été suspendu suite à la mort d’une femme et son bébé.


« L’institution a choisi Hachim qui devait la représenter auprès du juge. Mais il s’est présenté au tribunal de Moroni un peu tardivement le jour de l’audience. Manquant à l’appel, le juge avait déjà renvoyé l’affaire au 21 septembre », se justifie Chabani Bourhane, au nom du ministère de la santé, suite aux propos de Zain-el Abidine selon lesquels ce rendez-vous manqué du 24 août devant le juge était un « mépris envers l’institution judiciaire et un défi au chef de l’Etat qui prône l’état de droit… ».

« Je voulais dire au directeur sortant que ça (le retard, Ndlr) peut arriver à tout le monde. Ce n’est pas un cas qui lui est propre », assène-t-il. Quant au licenciement considéré d’ « abusif et politique » par l’ancien directeur, le ministère de la santé s’indigne de la manière dont Abidine traite cette suspension. « Elle (la suspension) a eu lieu suite au décès d’une femme et son enfant. Lui (Zain-el Abidine) il néglige et minimise ça. C'est-à-dire la mort d’une personne ne lui interpelle pas », charge impétueusement Chabani selon qui dans la chaine de prise en charge de la patiente la personne à être sanctionné le premier c’est le responsable de l’établissement « qui n’a pas pu mettre en place les moyens de prise en charge des urgences des patients ».

Laquelle sanction, toujours selon lui, consiste à donner confiance à la population. Le chef de l’Etat qui nomme par décret est habilité à révoquer ce même décret suite à une faute grave, explique le ministère de la santé qui dit qu’en tant que département de tutelle d’El-maarouf, avait le droit de suspendre le directeur par arrêté « ou même par note », comme ce fut le cas.

«Moi je pense que ce que doit faire l’ancien directeur d’El-maarouf c’est de présenter ses condoléances à la famille de Marie Deniz au lieu de culpabiliser qui que ce soit, et de se dire qu’il a été directeur d’un établissement hospitalier dont le rôle est d’organiser les soins alors que lui il s’occupait de redressements... A l’hôpital on ne fait pas de l’argent. L’hôpital ce n’est pas les douanes, ni la poste, ni les hydrocarbures… », martèle le ministère de la santé.

Toujours selon le ministère, les circonstances troubles dans lesquelles Marie Dzeniz et son bébé sont morts sont l’image parfaite d’une défaillance au niveau de la prise en charge des malades à El-maarouf. Maintenant que le dossier est aux mains de la justice, cette dernière va statuer et définir là où se situe la responsabilité, nous dit-on. En parlant de cette saisine, Chabani du ministère dit se demander si Zain-el Abidine a été nommé le 21 novembre 2015 dans les règles de l’art.

« C’est vrai qu’il y a eu une décision du conseil d’administration qui a choisi trois personnes pour la nomination suite à un appel à candidatures. Mais nous avons lu dans les colonnes d’Al-watwan qu’il y avait eu une fille parmi les trois candidats. Elle était sélectionnée en première position. Et qu’elle était même contactée par le président du conseil d’administration, qu’elle a écrit une lettre au président de la république d’alors pour l’informer que la nomination de Zain-el Abidine ne respectait pas les normes parce que c’était elle qui était en tête ».

Pour conclure, le ministère de la santé estime que « Zain-el Abidine Abdallah n’a pas été choisi parce qu’il était le meilleur, mais par connotations politiques ». Encore le ministère a-t-il dit que ce n’était pas eux qui ont acheminé les dossiers à la présidence comme il se doit après la délibération du conseil d’administration d’El-maarouf.

Il n’existerait selon le ministère aucun texte autorisant le conseil d’administration de faire signer un contrat de 4 ans à l’ancien directeur, « ses prédécesseurs avaient 3 ans, alors pourquoi lui il en a eu 4 ? », se demande Chabani Bourhane. Selon ce dernier, le président du conseil d’administration avait des connivences de proximité avec l’ancien directeur. M. Chabani décrit le ministre de la santé Moussa Mahoma comme quelqu’un qui ne pardonnera jamais qu’un comorien trouve la mort dans un hôpital parce qu’il y avait eu négligence.

 

Toufé Maecha

 

 


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