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Licenciement des contractuels / Les contractuels brisent le silence

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Licenciement des contractuels / Les contractuels brisent le silence © : HZK-LGDC

Après le licenciement de plus de 5300 jeunes dans les administrations et entreprises publiques, les contractuels sont sortis de leur silence. A part qu’ils dénoncent cet acte du gouvernement Azali, mais appellent ces derniers à annuler cette décision.


5300 contractuels sont mis à la porte depuis que le président Azali Assoumani a pris les commandes le 26 mai 2016. Et la plupart sont, hélas, des jeunes. Malgré ses promesses électorales, le slogan du chef de l’Etat « Un jeune, un emploi », se transforme aujourd’hui, en « un jeune, un chômeur ». Hier mercredi, les contractuels ont brisé le silence et ont appelé le gouvernement de revenir sur sa décision.

« Nous sommes là pour pleurer car nous souffrons énormément. Ce que le gouvernement a fait, nous a détruits, déclare Bourhane Abdou. Le président a montré sa volonté de changer le pays et mais pas comme ça ». Ils sont 888 de la fonction publique et 4412 dans les différentes sociétés d’Etat. Et les contractuels ont affiché leur intention d’aller jusqu’au bout et obtenir gain de cause.

« Le parlement a voté dernièrement un budget de 81 milliards pour cette année en cours. Pourquoi ils nous foutent dehors lorsqu’on sait qu’ils ont les moyens pour nous payer », s’interroge-t-il, avant de préciser que « le gouvernement précédent avait un budget de 21 milliards et arrivait à nous payer. Et aujourd’hui, avec un budget de 81 milliards, il ne trouvent pas quelques 27 millions pour nous payer. Ce n’est pas logique ».

Dans cette situation, certaines autorités n’ont peur de rien pour arriver à leur fin. Ils disent même qu’ils ne feront pas marche arrière. Une attitude mal vue par ces jeunes contractuels qui n’arrivent plus à se retenir. « Si on fait les choses, on doit les faire bien. Mais on ne peut rester là à pleurnicher lorsqu’on sait qu’il y a des retraités qui ont toujours leurs contrats. C’est vraiment injuste », martèle-t-il, avant d’ajouter que « le gouvernement Azali ne veut plus de développement car le vrai développement passe avant tout par les jeunes ».

Un autre contractuel a montré aussi que le gouvernement n’avait pas le droit de faire ce qu’il a fait. Elle reste convaincue qu’ils valent mieux que d’être mis à la porte. « Aujourd’hui, un fonctionnaire ne travaille plus. Il pointe et il s’en va. Mais le travail est fait totalement par nous », lâche-t-elle. Elle ajoute : « nous sommes pareils que les fonctionnaires mais ce qui nous manquait, c’était les matricules ».

Les contractuels dénoncent des licenciements arbitraires. Selon eux, l’arrêté du ministre des finances ne devait pas les concerner, mais s’appliquer aux prochains contrats qu’il allait signer. « On est passé au contrat de durée déterminée au contrat de durée indéterminée. Après tant d’années passées au sein de ces sociétés d’Etat, on ne devrait pas être renvoyé comme des mal propres », dit-elle. Devant la presse, les contractuels ont montré aussi que le printemps arabe a commencé comme ça. Un jeune sorti de l’université ne trouvait pas du travail et il s’est immolé. Le risque existe-t-il dans notre pays ?

 

Mohamed Youssouf

 


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Commentaires (1)

  1. fakihi mohamed:
    30/01/2017 à 02:13 AM

    Toute fois il faut que les leader sachent que la haine de la patrie est du à cette méprise des jeunes dans l'action de l'emploi. Un pays sans jeunes ne rien à l'avenir.