Le parti Orange dont est issu l’actuel ministre de l’Intérieur, se dit favorable à la fermeture de la radio privée Labaraka Fm d’Abdallah Agwa. C’est Farouk Mhadjou, un de ses dirigeants qui l’a annoncé lundi dernier, au cours d’une conférence de presse.
Presque tous les partis politiques y compris le parti Orange se sont librement exprimés sur les ondes de Labaraka Fm, avant, durant et après les dernières élections présidentielles. Qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition, leurs dirigeants en ont fait leur espace privilégié pour critiquer le régime ou pour le défendre. Pourquoi donc aujourd’hui, le parti Orange cautionne sa fermeture, une fermeture qui n’est motivée par aucune décision de justice et qui constitue une atteinte grave aux lois en vigueur, y compris le code de l’information ?
Lundi lors d’une conférence de presse, les dirigeants du parti Orange ont été interpelés sur la fermeture de cette station. « Ce n’est pas le parti Orange qui a ordonné la fermeture de LaBaraka Fm mais, nous disons haut et fort que nous sommes derrière les autorités qui ont décidé de fermer cette station, qu’il soit le préfet ou le ministre de l’intérieur », telle est en substance la réponse donnée par Farouk Mhadjou.
Comment cette même radio qui fut hier un excellent média, lorsqu’ils étaient dans l’opposition, soit soudain devenue « la pire radio » du monde aujourd’hui ? La presse nationale en est témoin. Et même l’ancien député Orange, le très médiatique Abdoulfatah Said Mohamed ne le démentira pas, lui qui lors de ses nombreuses rencontres avec les journalistes n’a jamais commencé ses déclarations avant de s’assurer que LaBaraka Fm est bien présente.
« C’est ma radio, je ne peux parler sans elle», répétait-il souvent. « Tout le monde sait ma position sur cette affaire. La position du parti est diamantèrent opposée à la mienne », indique-t-il, à la sortie de cette conférence.
Ibnou M. Abdou
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Saïd Oussèni:
19/03/2017 à 05:13 PM
Les conférences de presse sont devenue à la mode aux Comores