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Liberté de la presse / Radio Kaz est fermée par le préfet du centre

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Liberté de la presse / Radio Kaz est fermée par le préfet du centre © : HZK-LGDC

Le préfet du centre vient d’interdire les émissions de Radio Kaz. Cette dernière est la deuxième radio fermée sous le régime d’Azali en l’espace de six mois. Le directeur général de cette radio qui a respecté scrupuleusement cette décision préfectorale, promet de recouvrir en 24 h sa radio, dès la levée de la note du préfet du centre.


Apres la radio privée « La Baraka Fm » fermée depuis le 31 décembre dernier, c’est au tour de la radio de Mkazi d’être interdite de diffusion jousqu’à nouvel ordre. La décision n’émane ni du conseil national de l’audiovisuel (CNPA), ni l’ANRTIC, mais d’un préfet, sous tutelle du ministère de l’intérieur. La Baraka Fm était interdite par le préfet d’Itsandra et aujourd’hui c’est le préfet du centre qui a signé le 16 Août dernier une note d’interdiction. « La radio Kaz est interdite de diffusion jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire.

Interrogé hier par La Gazette des Comores, Salim Ben Mohamed Soilihi, préfet du centre se justifie en affirmant qu’il usé de ses prérogatives, sans violer aucune loi en vigueur. « C’est le code de l’information, notamment l’article 1, qui m’autorisé à fermer cette radio », précise-t-il.

Quant au directeur général de cette radio (Radio Kaz) Abdouchakour Ahmed, il respecte cette note préfectorale. Mais « ce n’est pas fini », dit-il, puisqu’il avance que sa station est à pied d’oeuvre pour consulter des spécialistes et juristes en la matière, pour savoir si la fameuse note a respecté les règles établies. Sinon, « je vais ouvrir ma station d’ici 24h, si je trouve que cette note est hors la loi, avant d’aller porter plainte contre ce préfet qui se permet de bafouer les lois de ce pays», promet-il. « Je suis prêt à en assumer toutes les conséquences », assure-t-il.

D’après lui, sa radio est fermée tout simplement parce qu’elle a invité Abdallah Abdou Hassane (alias Agwa) pour s’exprimer sur la situation politique du pays. « Je ne peux pas laisser insulter sur les ondes d’une quelconque radio ou porter atteinte à la vie privée d’une autorité », déclare le préfet, qui dit avoir informé ses supérieurs hiérarchiques avant de prendre cette décision.

Interrogé s’il a informé le CNPA, sa réponse est « oui, le directeur général de l’information est au courant ». Et « pourquoi ne pas interpeler la personne en cause et laisser la station tranquille », se demande Abdou Chakour.

 

Ibnou M. Abdou

 


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