La colère des transporteurs suite à la réduction du nombre des passagers par les autorités dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, ne retombe. Depuis hier lundi ils ont entamé une grève illimitée. Ils ne demandent que des mesures d’accompagnement.
Après une longue discussion avec le ministère de l'économie dans le but de trouver une solution sur la régulation des transports en commun, aucune mesure d'accompagnement n'a été annoncée par le gouvernement. Ce lundi 18 mai, les chauffeurs de taxi et des bus ont entamé la grève illimitée prévue dès la semaine dernière. D'après le secrétaire général d'Usukani wa Massiwa, le syndicat des transporteurs, le ministère de l'économie de qui relève la décision de baisser le carburant avait demandé aux chauffeurs de recenser les véhicules concernés.
Mais depuis, le dossier est resté lettre morte. « Vu le temps qui nous a été imparti, nous avons pu recenser seulement les véhicules de l'île de Ngazidja mais nous avons l'impression d'être le cadet de leurs soucis. Jusqu’à maintenant, même un sceau (permettant familier les conditions d’hygiène dans les gares routières, Ndlr), nous n’avons pas reçu », regrette Athoumani Ahamada, ajoutant au passage que « nous avons décidé d'entamer une grève illimitée à compter de ce lundi 18 mai tout en espérant que la situation sera améliorée ».
De son côté, le ministre de l’économie est revenu sur le dialogue avec le syndicat. « Ils nous ont communiqué un nombre de 6000 véhicules mais après enquête, on en a obtenu 1150 », nous dit le ministre de l’économie avant d’ajouter d’ajouter que son ministère reste quand même en attente des listes des autres îles pour voir les voies et moyens d’accompagner les transporteurs.
Cependant, le porte-parole du gouvernement juge « irréfléchie » la grève au moment où les deux parties sont en discussion. « Nous avons reçu un préavis de grève le 15 mai dernier pour un arrêt de travail qui, pour moi, est un peu irréfléchi étant donné que nous sommes dans une période de guerre (contre le coronavirus, Ndlr) et que nous devons tous nous réunir pour l'intérêt commun du pays. Ce qu'ils ont fait aujourd’hui (hier) est loin du patriotisme », regrette celui qui n’est pas sans envoyer des menaces voilées. « En période de guerre, le gouvernement a le droit de prendre des décisions pour les contrevenants. Jusque-là nous ne comprenons pas ce qu’ils font dans la mesure où nos discussions sont dans la bonne voie ».
Andjouza Abouheir
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