L’épidémie du Coronavirus impacte tous les secteurs. Depuis son apparition, le monde est bousculé. Et même ça se ressent dans les ateliers de couture. C'est le cas de l'atelier de Moussa Hassane. Ce dernier est très inquiet de la tournure de ses activités en cette période.
La pandémie Covid-19 impacte l’ensemble des activités dans le monde entier. En Union des Comores, le mois sacré de ramadan est le mois durant lequel on vend le plus pour les préparatifs de la fête de l’Aid El Fitr. Mais à cause des mesures de barrière mises en place pour contrecarrer le Covid-19, rien ne marche et surtout dans les ateliers de couture. Plusieurs ateliers de couture ont perdu leur clientèle. « Le Coronavirus a fait reculer les affaires. En ce mois de ramadan, on n’a pas le temps de respirer. Et cette année, ce n’est pas le cas. Il n'y a pas beaucoup de boulot. Même mes clients ne sont pas venus faire leurs commandes de boubou pour l'Aid Elfitr », avance Moussa Hassan. Ce dernier a montré que les années précédentes, il peut faire plus de 40 boubous pour ce mois de ramadan et ce n’est plus le cas.
« Cette crise sanitaire mondiale a affaibli les activités économiques. Jusqu'à présent, seulement trois clients ont fait leurs commandes. Pourtant, j'en ai des tas de clients. Mais, la situation ne le permet pas », poursuit-il, avant d’ajouter que « ce qu'on me demande en ce moment, ce sont des caches nez. Espérons que d'ici quelques jours, cette pandémie Covid-19 sera maîtrisé et que la vie revienne à la normale ».
Pareillement, Hadidja Oumouri tailleur de bonnet commence à perdre espoir. Cette dernière prépare en avance ses bonnets pour les vendre au mois de ramadan. Et cette année, personne ne la contacte. « Le président de la République a pris la décision de fermer les mosquées. Et on pense qu’il n’y aura pas d’Aid El Fitr. J'ai des clients qui viennent demander les bonnets, pour l'Aid El-Fitr. Et cette année, personne n’est venu. Le peu d’argent qu’on a, on fait des stocks de nourriture pour faire face au Covid-19 », dit-elle. Pour rappel, en ce mois de ramadan, ce sont les tailleurs de boubous qui gagnent le plus. Avec le Covid-19, tous leurs espoirs sont tombés à l’eau.
Nassuf Ben Amad
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