Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de communication du projet d’appui à la modernisation de l’Etat civil aux Comores (Amecc), la coordination du projet a convié le Muftorat et les affaires islamiques à une réunion de concertation et de planification pour les impliquer dans la mise en œuvre de cette nouvelle loi.
La coordination du projet d’appui à la modernisation de l’Etat civil aux Comores (Amecc) a convié le Muftorat et les affaires islamiques hier mardi 19 septembre à une réunion de concertation pour les impliquer davantage dans les aspects de loi portant Etat civil. Une heure de discussion sur comment procéder, les messages et arguments pour convaincre. L’idée est de faire en sorte que ces acteurs prennent en main cette loi pour être le relais auprès de la population.
Interrogé par la presse, le secrétaire général du Muftorat Ismaël Aliamane a montré qu’aujourd’hui ils veulent structurer et réguler le problème de l’état civil comorien pour qu’il soit conforme aux normes internationales. « Il y a beaucoup de nuances et nous voulons sensibiliser les cadis sur l’état de civil pour qu’il soit conforme à la loi, dit-il. Avant de l’appliquer, il faut sensibiliser la population, il faut aussi mobiliser les acteurs principaux qui sont les cadis, qui doivent veilleur à l’application des normes d’état civil ». Et de poursuivre : « Nous sommes convenus, qu’il faut une cellule qui regroupera les acteurs principaux dont les cadis, des représentants de la mairie et préfectures pour étudier la façon de pérenniser, de publier, de sensibiliser la population. Nous allons organiser une conférence qui regroupera les acteurs concernés. Il faut que tout monde mette la main à la pâte, car l’état civil c’est notre vie ».
De son côté, le consultant en communication de l’Amecc, Mahamoud Ali Ahmed a expliqué que la prochaine étape sera de mettre en place une cellule de concertation qui va contribuer à la stratégie de communication et la sensibilisation sur la nouvelle loi. « Nous allons réunir aussi bien les leaders religieux et la notabilité mais que les autres parties prenantes comme les mairies etc. Dans les prochains jours, nous allons faire une réunion avec le Muftorat et les affaires islamiques et commencer la sensibilisation dans le pays », souligne-t-il, avant d’ajouter que « des réunions vont se tenir auprès des différents acteurs y compris le service du ministère des affaires étrangères, car il s’agit d’une loi qui concerne également les comoriens de l’extérieur ».
Parmi les propositions formulées par le Muftorat figure la traduction de cette loi, pour qu’elle soit explicite auprès des acteurs et de la population. « C’était prévu de traduire les affiches et autres. Il y a une demande particulière au niveau de la loi en elle-même. Nous allons faire en sorte de sélectionner les parties qui les intéressent et de les traduire», précise-t-il. Rappelons que le but est de permettre à l’état civil comorien de devenir fiable afin de lutter contre le dysfonctionnement qui a été constaté ces dernières années. Tout cela dans le but d’aboutir à un état civil sécurisé et auquel tout le monde aura confiance.
Andjouza Abouheir
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