Les contractuels de l'administration publique récemment limogés par décision du ministère des finances promettent de descendre dans les rues pour exiger leur réintégration. Ils ont prévu ce jeudi une marche pacifique dans la capitale pour faire valoir leurs revendications.
Ça sent la grogne pour les contractuels de l'État licenciés sans ménagement par les nouvelles autorités au motif, dit-on, qu'ils ont été recrutés en période électorale. Des contractuels qui se disent déterminés à faire valoir leurs revendications, notamment leur réintégration pure et simple dans l'administration.
De passage à La Gazette, ils ont déploré la sourde oreille des nouvelles autorités face à leurs doléances malgré, disent-ils les multitudes rencontres avec le vice-président en charge de l'économie et le ministre d'État, ministre des administrations publiques qui ont fini en queue de poisson.
« Le vice-président Djaffar nous avait fait comprendre lors de notre rencontre que ceux qui nous ont recruté ont mal fait tandis que le ministre Fahmi, lui nous avait rassuré qu'on va nous verser les deux mois de salaire que l'État nous doit. Alors que rien n'a été fait jusqu'alors », ont-ils indiqué. Mais ce qui les irrite c’est le refus du chef de l'État de les recevoir malgré leurs demandes.
« Ce n'est pas normale que la lettre que nous avons envoyée au chef de l'État depuis un mois pour lui demander de nous recevoir reste jusqu'alors sans suite », se plaint Mohamed Mradabi, contractuel de l'administration générale des impôts. « On n'a pas reçu jusqu'en ce moment ni une réponse négative ni positive », a renchéri Kadafi Bacar contractuel de la même institution.
A les en croire, la marche pacifique de ce jeudi pourrait être un début d'une série d'actions de mécontentement pacifique. D'après eux, le mouvement est national, y compris Moili et Anjouan et se disent tous solidaires et unis autour de la même revendication.
Pour rappel, ils sont plus de 2688 contractuels limogés sans préavis depuis juin dernier par le ministre des finances et celui de la FOP. Une décision qui sera suivie par les gouvernorats notamment à Ngazidja où ils étaient des milliers à être renvoyés au même motif, presque que celui du pouvoir central. Il faut noter que le colonel Azali avait fortement dénoncé lors de la campagne des présidentielles des recrutements électoraliste par les candidats du régime d'alors. Il n’empêche que les licenciements massifs opérés sans mesure d’accompagnement ni espoir de réinsertion suscitent aussi des inquiétudes légitimes au sein de l’opinion.
Maoulida Mbaé
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