La Gazette

des Comores

Les chauffeurs à Moheli partis en grève pour 5 jours

Les chauffeurs à Moheli partis en grève pour 5 jours © : HZK-LGDC

L’application du nouveau code de la route mais aussi la question d’assurance refont surface à Mohéli. Après un rassemblement sur la place de l’indépendance de Fomboni ce lundi, les chauffeurs sont partis en grève depuis ce mardi jusqu’au dimanche.


« Les gendarmes nous ont sensibilisé superficiellement sur le nouveau code de la route sans pour autant nous préciser les montants fixées par le nouveau code pénal contre les différentes infractions qui y sont prévues » s’expliquent Boina Mmadi  un chauffeur de la ligne Fomboni-Hoaini. Et lui d’enchaîner « aujourd’hui, nous avons pris connaissance de ces tarifs là et  nous trouvons tout simplement qu’ils sont complètement aberrants et en inadéquation avec notre réalité ». Pour Boina Mmadi, l’application de cette loi devait commencer par une forte sensibilisation sur tout son contenu à tous les chauffeurs avant son application alors que « les nouvelles amandes ont commencé déjà à être appliquées, c’est inadmissible ».

Il convient de souligner que la nature de l'infraction prévue par ce nouveau code de la route est classée en 5 catégories et le nouveau code pénal a fixé le montant à chaque catégorie d’infraction. Ainsi le montant inférieur de la catégorie 1 dite de première classe comme « quitter son véhicule en laissant son moteur en marche » est de 12 500 FC au minimum. Et on trouvera dans catégories 3 « défaut de tenue correcte pour le transport de public » qui s’est vu infligé une amende qui commence à 150 000 francs comoriens. Ou encore défaut d’un rétroviseur l’amande commence, tenez vous bien, à 50 000 FC.

Pour un défaut d’assurance, point d’achoppement entre les conducteurs à Mohéli et les autorités, le nouveau code pénal classe cette infraction en catégorie quatre avec une amande qui commence à 250 000 FC. Certaines infractions de classe 5 peuvent aller jusqu’à 1 million de francs comoriens en cas de récidive. « La question d’assurance, ce n’est pas que nous refusons de le faire, mais ici à Mohéli les assureurs ne remplissent pas les conditions requises », explique notre interlocuteur.

Riwad

 


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