La Gazette

des Comores

Les cadres de Hamahamet regrettent l’incident

Les cadres de Hamahamet regrettent l’incident © : HZK-LGDC

24h après l'acte d'incivilité à l’endroit du président Azali Assoumani à Mbeni, les cadres de Hamahamet regrettent l’incident. Au cours d’un point de presse tenu au ministère de l’éducation nationale, l'élu de la région Hamahamet-Mboinkou présente leurs excuses au nom de cette localité avant de demander des sanctions exemplaires.


Lundi dernier, le chef de l'Etat était à Mbeni pour prendre part aux obsèques de son ancien ministre de la santé, Nassur Mohamed Ali. Une présence qui n’était pas bien apprécié par certains jeunes de cette localité fief de l’ancien candidat aux dernières élections présidentielles, Mohamed Ali Soilih alias Mamadou. A la sortie de la prière mortuaire dirigée par l’imam Azali, ce dernier a été hué. Un acte condamné par des cadres de la région de Hamahemet lors d’un point de presse.

 

« Les auteurs de ces cris ce sont de gens qui résident à Mbeni mais ils ne sont absolument pas des natifs de cette ville », lance Mouigni Hamza Said Ismael, l’un des cadres du chef lieu de Hamahamet. Ce dernier précise que Mbeni ne mérite pas un tel acte. « Mbeni est cette ville où est issu Mohamed Taki Abdoulkarim et Mohamed Ali Soilihi, respectivement ancien président de la République (1996/1998) et vice-président de la République (2011/2016). Donc, Mbeni mérite des actes dignes de son nom mais pas des actes comme celui la », regrette-t-il.

 

Le député de la région Hamahamet Mboinkou a rebondi dans le même sens. Mohamed Abdou alias Mondoha regrette que c’est la 2e fois qu’un tel acte "barbare" se produit dans la capitale de Hamahamet. « La première fois, c’est le drapeau national qui a été brûlé et cette fois-ci, c’est le magistrat suprême qui est malmené. C’est inadmissible », regrette-t-il, avant d’ajouter que «  toutefois nous présentons nos sincères excuses auprès de l’Etat ». Apres avoir salué le professionnalisme de la garde présidentielle, le député de la région Hamahamet-Mboinkou demande au gouvernement de prendre des sanctions exemplaires. « Nous ne pouvons pas rester sans réagir pour la génération future », conclut-il.

 

Ibnou M. Abdou

 

 


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