Compte tenu de la recrudescence de la violence faite aux femmes et aux enfants, les associations de la société civile lancent un cri d’alarme et demandent le concours de la justice pour arrêter ce fléau une bonne fois pour toutes.
Le 19 juin dernier, les organisations de lutte contre la violence et la diaspora œuvrent contre la violence basée sur le genre ont, dans une conférence de presse, déploré l’insécurité judicaire qui règne dans le pays ces derniers mois. Ils ont cité entre autres les viols sur des mineurs d’Anjouan et de Ngazidja. La présidente de l’Ong Hifadhui a montré que nul n’est censé ignorer la loi. « Cette situation doit interpeller un peu plus les autorités que les citoyens que nous sommes. Nous appelons à l’autorité à faire connaitre la loi, à l’enseigner, à l’expliquer, la vulgariser et à montrer aussi aux citoyens que des lois sont là et elles sont faites pour être appliquées et respectées », avance Rahmatou Goulam, tout en ajoutant que « nous demeurons les avocats de nos enfants, de nos sœurs et de nos mères face à la recrudescence des ces actes barbares ».
En tant qu’avocat et porte-parole des sans voix, ces associations montent aux créneaux pour dénoncer ces actes et rompre le silence trop longtemps lié à la tradition et la culture. Faute d’une justice équitable, les citoyens se font parfois justice eux-mêmes. « Tout cela est la conséquence de l’état de notre justice, et la population ne doit pas baisser les bras face à ce dilemme », dit-elle, avant d’ajouter que « nous ne comptons pas nous laisser faire ou nous taire. Nous ne pouvons pas abandonner et donner des armes à ces bourreaux pour tuer nos enfants ».
Les associations ont saisi l’occasion pour saluer le travail remarquable du parquet général, qui, depuis quelques mois n’a aménagé aucun effort dans cette lutte. Elles en appellent au président de la République, garant des institutions, de sanctionner les magistrats qui ne font pas leur boulot dans ce genre de dossier.
Andjouza Abouheir
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