Les agents de la sécurité civile sont vent debout contre leur chef qui n'est autre que le commandant Takfine. Ce dernier qui s'est attaqué aux pompiers a fini par s'attirer la foudre des soldats du feu malgré ses excuses.
L’opinion publique a assisté ce 2 novembre à un geste solidaire des agents de la direction civile. Et ceci fait suite aux injures proférées par le directeur général de la DGSC à l’endroit des pompiers la semaine dernière. Tous réunis à l'entrée de la direction civile, ils ont affiché des banderoles où on peut lire « Takfine n'est pas la bienvenue », « Les pompiers ne sont pas des chiens ». « C'est inadmissible que notre chef, lui qui doit nous éduquer nous traite de chiens. Nous ne pouvons pas accepter qu'on nous insulte avec nos préfets et chefs de village. Takfine a cette habitude de nous traiter d’animaux. La preuve est évidente. Tout le monde a vu et entendu les propos ignobles qu’il a tenus le 26 octobre dernier, contre notre collègue en plein service. C'est comme ça qu'il nous traite tous », lance Abdérémane Mahamoud, un sapeur pompier.
Entouré de ses collègues, notre interlocuteur ne souhaite que le remplacement de Takfine ou bien le remplacement des employés. « Nous ne sommes pas contre Takfine personnellement, nous contestons son comportement envers nous. Il se montre très agressif même quand on travaille ici à l'enceinte de l'établissement. Il n'hésite pas à nous traiter de tous les noms. Donc nous n'avons pas de solution avec lui. On demande aux autorités de faire un choix sur qui doit partir ou rester. Soit lui, soit nous », poursuit-il.
D'un air très apaisé, Abderemane Mahamoud tient à rassurer la population qu’ils ne partent pas en grève. Ces hommes de courage disent intervenir à tous moments difficiles afin de remplir leurs missions quotidiennes. Du côté du ministère de l’intérieur, on essaie de trouver une solution pour instaurer un climat de paix dans le but de permettre les pompiers de poursuivre leur travail. « Ils m'ont dit qu’ils sont en mode travail. Seulement qu’ils ont des difficultés avec leur chef en me rassurant que ce différend n'affectera pas leurs missions. Maintenant, je retourne vers le ministre et leur transmettre le même message », explique Fatah Boina, le directeur de cabinet du ministre à travers la page Bogo City. Pour rappel, dans un communiqué de presse en date du 01er novembre, le directeur général de la Sécurité civile a exprimé ses vifs regrets et présenté ses sincères excuses à l’endroit de son personnel qui s’est senti diffamé.
Kamal Gamal
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