Le 11 janvier de ce mois s’est tenu à Paris un sommet pour la biodiversité dénommé « One Planet Summit». C’était l’occasion de relever le niveau d’ambition de la communauté internationale sur la protection de la nature, tout en répondant aux nouvelles questions posées par la crise sanitaire en cours.
Pour rappel, le mouvement «One Planet» a été créé pour maintenir au plus haut niveau politique la lutte contre le dérèglement climatique et la protection de la nature. Il a été lancé en décembre 2017 à l’initiative conjointe de la France, de l’ONU et de la Banque mondiale sur la base d’un constat clair : préserver la planète nécessite davantage d’engagement, plus de décisions concrètes et une mobilisation conjointe de tous les acteurs de la vie publique et du monde économique.
Lancés par le président français Emmanuel Macron en 2017, les « One Planet Summits » réunissent des chefs d’États et acteurs de la société civile et privée pour dégager des nouvelles coalitions sur la transition écologique. La quatrième édition était organisée ce lundi depuis l’Élysée. Il a été question de biodiversité, de la grande muraille verte d’Afrique, de l’agroécologie, en passant par la protection des écosystèmes marins ou encore les liens entre déforestation, espèces et santé humaine.
La crise sanitaire mondiale de la Covid-19 est venue rappeler de façon dramatique l’importance de la Nature pour nos vies quotidienne et nos économies : la biodiversité est pour nous une assurance vie. Pourtant, les atteintes aux écosystèmes connaissent un niveau sans précédent et auront des conséquences majeures sur nos modes de vie dans les décennies à venir. C’est une autre conséquence de la pandémie de la Covid-19. En effet, 2020 a été une année quasi blanche en matière de sommets internationaux dédiés à l’environnement.
Renverser cette tendance constitue un enjeu majeur pour la décennie à venir: il nous faut repenser toute notre relation avec la nature. C’est un défi social et économique majeur qui passera par une transformation en profondeur des chaines de valeurs, de nos modèles de commerce et de nos habitudes de consommation, pour mettre fin aux modèles de production destructeurs du vivant.
Quatre thématiques clés pour la préservation du vivant avaient été choisies. Il s’agissait de la protection des écosystèmes terrestres et marins qui constitue un pilier essentiel de l’action en faveur de la biodiversité. Les aires protégées, et la conservation des espèces qui y vivent, jouent en effet un rôle clef dans la protection et la restauration de la biodiversité et seront un facteur déterminant pour parvenir à inverser la tendance actuelle.
La promotion de l’agro-écologie permet de protéger la diversité des écosystèmes en réduisant les pollutions tout en permettant plus de création d’emplois et en agissant pour la sécurité alimentaire. Le sommet a mis l’accent sur l’accélération de la mise en œuvre de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel.
Sur la mobilisation des financements pour la biodiversité, le sommet s’est engagé, notamment avec de nouveaux financements innovants et des initiatives permettant d’orienter davantage d’investissements publics et privés vers des projets de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes ou de la convergence nécessaire des financements publics du climat et de la biodiversité.
Enfin, le lien entre déforestation, espèces et santé humaine est d’actualité. Le sommet va permettre de mieux travailler ensemble pour la prévention de futures pandémies, à travers la lutte contre la déforestation et la prévention des risques liés à nos contacts avec les espèces sauvages.
Mmagaza
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