La Gazette

des Comores

Le tourisme intérieur « Jeter des bases solides »

Le tourisme intérieur  « Jeter des bases solides » © : HZK-LGDC

La Gazette des Comores (LGDC) a rencontré M. Azali Said Ahmed, directeur de la communication et du marketing de la «Maison de l'écotourisme de Ngazidja», un organisme promouvant un écotourisme communautaire aux Comores. Interview.


Question : Lors d’une intervention dans les « Nouvelles du commerce pour le développement » avec Deanna Ramsay, vous avez affirmé que dans certains pays les moins avancés (PMA), comme les Comores, la Covid-19 a provoqué une réorientation de la politique touristique. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

 

Azali Said Ahmed (ASA) : A l'instar d’un nombre de ces économies en difficulté, le tourisme y est synonyme de devises, d'emplois, d'amélioration des infrastructures et de moyen de sortir de la pauvreté. Dans son plan de développement économique « Comores Émergeant », le gouvernement a fait du tourisme un de ses secteurs phares. Aussi, face aux difficultés que rencontrent les économies de nos pays, le tourisme y est synonyme de devises, d'emplois, d'amélioration des infrastructures et de moyen de sortir de la pauvreté.

Pour rappel, dès le 29 avril 2020, le Président a officialisé l'existence de la pandémie. Les mesures de protection mises en place ont eu des effets catastrophiques sur le secteur du tourisme; 99% des employés ont été mis au chômage technique pendant la période de confinement et le tourisme international a été égal à zéro. Dans ce contexte, le gouvernement comorien a réorienté sa stratégie, en posant un regard neuf sur ses concitoyens, en les considérant cette fois comme des touristes nationaux.

Bien que le marché ait pu changer, le point pivot était que les sites touristiques en plein essor et les stratégies pouvaient continuer à être développés et affinés même si les frontières étaient fermées.

Un plan stratégique de commercialisation pour le tourisme a été publié il y a quelques mois pour aider le gouvernement à assurer l'essor du tourisme. L'accent sera mis sur les sites balnéaires, ce qui nous incite à nettoyer les plages. Un  plan de l’Office National du Tourisme   fait aussi une large place à la promotion des villages fleuris ou des lieux ornés de compositions florales, et nous avons mis au point différentes stratégies pour attirer les écoliers et le monde des entreprises

 

Question : Qu’en est-il du volet de l’écotourisme dont vous en avez fait votre domaine de prédilection ?

 

ASA : Les Comores envisagent de développer de nouveaux types de lieux d'hébergement et collaborent avec les maires afin qu'ils soient prêts à accueillir les touristes après la Covid-19. Puisque nous disposons de magnifiques villas construites par la diaspora, nous cherchons à lancer le tourisme chez l'habitat. Aussi des efforts sont déployés pour développer l'écotourisme et promouvoir la culture comorienne. Notamment sur les circuits axés sur l'agrotourisme, un circuit vanille, un circuit ylang-ylang, un circuit aventure et un circuit gastronomique, etc… Nous considérons que nous sommes dans une phase de préparation à la reprise du tourisme.

 

Question : Êtes-vous optimiste pour l’après-Covid-19 ?

 

ASA : Je suis d’un naturel optimiste. Comme vous le savez, les pays comme les nôtres tentent de trouver des solutions en concluant des accords bilatéraux avec d'autres pays constituant leurs principaux marchés, afin de mettre au point des protocoles harmonisés et d'établir un niveau de sécurité acceptable, ce qui contribuera à l'arrivée de clients ou de touristes venus des pays voisins, qui sont les principaux marchés.

 

 

 

Propos recueillis par Mmagaza

 


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