La Gazette

des Comores

Le regard biaisé de la Cndhl sur les libertés

Le regard biaisé de la Cndhl sur les libertés © : HZK-LGDC

Liberté d’association, de réunion et de manifestation, le droit à la liberté d’opinion, d’expression et d’information, quand le rapport de la commission nationale des droits de l’homme est des libertés ménage les pouvoirs publics.


La commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) vient de publier son rapport sur la situation des droits de l’homme aux Comores pour la période 2019-2020. Un document de 83 pages comportant 4 parties et 7 chapitres. C’est au chapitre II que sont traités les droits civils et politiques. Ici, il est question de sécurité, de justice et des libertés publiques dont le droit à la liberté d’association, de réunion et de manifestation, le droit à la liberté d’opinion, d’expression et d’information.

 

Dans ce qui est de la liberté d’association, de réunion et de manifestation, le rapport de la Cndhl reconnait « une violation des principes humanitaires et des droits de l’homme lors des missions de maintien et/ou du rétablissement de l’ordre par la force publique ». La Commission note qu’aucune enquête n’est jamais ouverte pour faire arrêter les auteurs de ces traitements vis-à-vis des citoyens.

 

De l’arrestation des membres de l’opposition qui veulent manifester contre le pouvoir en place, ou la société civile qui veut dénoncer une situation donnée, les problèmes des prises en charges hospitalières par exemple, la Commission se contente de rappeler aux pouvoirs publics à respecter « le droit de manifestation » reconnue par la Constitution.

 

De la liberté d’opinion, d’expression et d’information, le rapport de la Cndhl affirme que « l’ensemble des instruments juridiques comoriens reconnaissent le droit à la liberté d’opinion, d’expression et d’information » mais dit constater, dans la pratique, « une certaine confusion de perception entre ce droit ». Elle remet en cause la manière dont les médias traitent l’information soulignant en conséquence « une insuffisance de moyens logistiques mais surtout du personnel qualifié en la matière ».

 

Le rapport omet de dénoncer les intimidations faites aux journalistes, les arrestations arbitraires, les gardes à vue dont les délais légaux sont souvent dépassés… Sur les conditions de détention, la Commission affirme avoir noté des améliorations dans les cellules…

 

A.O Yazid

 


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