A propos du viol d'un garçonnet de 4 ans, le préfet de Mbadjini aurait l’intention d’étouffer l’affaire en qualifiant le présumé coupable de malade mental depuis sa naissance. La présidente de Mwana Tsi Wa Mdzima regrette un tel acte.
Le préfet de Mbadjini veut saper l’autorité dans une affaire de viol d'un garçonnet de 4 ans. En effet, une note signée par le préfet Mze Said Mhoumadi, atteste que Samir Babataii, accusé dans le viol d'un enfant de 4 ans est sous contrôle thérapeutique pour « déficit mental depuis sa naissance jusqu'à ce jour », lit -on dans une attestation qui lui est délivré pour valoir et servir ce que de droit. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce dernier n'est pas habilité à produire un tel document, c'est plutôt au médecin soignant de le faire. Lors d'une rencontre avec le parquet général hier mercredi, le service d'écoute a saisi l'occasion pour mettre la question sur table pour que la justice examine la légalité du document du préfet et permette à l'enquête de suivre son cours.
« Nous nous posons beaucoup de questions dans cette affaire. La famille de la victime rapporte que ce jeune homme n'a jamais présenté aucun signe de troubles mentaux », confie Mradabi Mziarani, le président du service d'écoute de Ngazidja, avant d’ajouter que « le parquet a pris en compte nos doléances. Notre but est que la justice fasse son travail jusqu’au bout en vertu des textes en vigueur ».
De son coté, la présidente de l’ONG Mwana Tsi Wa Mdzima regrette formellement qu'une autorité publique soit l’auteur d’un tel document. « C'est lamentable, de voir à quel point ces responsables contribuent à banaliser et encourager la culture de l’impunité du viol de nos enfants. Il aurait été plus opportun pour un préfet digne de ce titre d'activer en pareilles circonstances des mesures de protection de nos enfants en urgence », déplore Nadjida Said Abdallah. Et d’ajouter que « il y’a des experts pour cela, ce qui n'est pas son cas ». Pour rappel, un garçonnet de 4 ans aurait été violé par un homme d’une vingtaine d'années le 28 juin dernier à Foumbouni. L'examen médical a révélé « la présence de traumatisme récent et une présence de fissures pleines anales fraîches ». Selon le service d'écoute, la victime avait du mal à s'asseoir.
Andjouza Abouheir
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