La Gazette

des Comores

Le parquet met en place un plan de réplique contre les actes de viols

Le parquet met en place un plan de réplique contre les actes de viols © : HZK-LGDC

Le procureur général enjoint aux policiers d’être intransigeants vis-à-vis des arrangements à l’amiable, pratiques qu’il veut bannir à tout prix.


Soilihi Djaé, assisté par le procureur de la république Mohamed Abdou, s’est entretenu avec la gendarmerie, la police et les chefs de brigades afin de mettre en place un plan de réplique contre les agressions sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Les interlocuteurs du parquetier général sont enjoints à faire preuve de fermeté vis-à-vis de ces cas de viols et d’agressions sexuels. 

 

Selon le lieutenant Yasser Sidi, commandant de compagnie de la gendarmerie au niveau de Ngazidja, c'est un grand défi à relever. « Nous allons faire des statistiques et nous espérons que d'ici le mois de décembre, la courbe sera en chute » fait-il savoir. S’il espère une chute, ce n’est pas fortuit. Ces derniers temps l’on constate une montée vertigineuse des ces cas d’agressions et viols même si certains observateurs estiment que ce ne sont pas les faits qui se multiplient, mais plutôt les dénonciations. La parole qui se libère, en fait. 

 

La politique du parquet est d’abord répressive contre les arrangements à l’amiable et les évasions des coupables. « Pour toute évasion, les conséquences reviendront aussi bien au détenu qu’à des complices », a prévenu M. Yasser.  Quant aux arrangements, le parquet enjoint aux institutions policières d’être intransigeantes là-dessus et prohiber ces pratiques. 

 

Dans un point presse après l’entretien avec ses invités, le procureur général est revenu sur l’affaire de Me Fahmi Said Ibrahim, dans le viseur du ministère de la justice pour avoir critiqué une décision de la Chambre d’accusation d’accorder la liberté provisoire à l’enseignant coranique qui a violé son apprentie de 12 ans. Pour le parquetier, Fahmi Said Ibrahim qui a fait son intervention à la télévision nationale « devait » plutôt se plaindre auprès des juges. « Nous ne condamnons pas ses propos en soi, mais le lieu choisi » a tenu à préciser ce magistrat. Sur ce même point, M. Djae défend que la liberté provisoire sera désormais accordée « avec bon sens ». Comme s’il avoue à peine que la chambre d’accusation avait tort d’accorder une liberté provisoire à un violeur. 

 

Andjouza Abouheir

 


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