La Gazette

des Comores

Le militaire qui a violé la mineure de 13 ans est radié de l'Armée

Le militaire qui a violé la mineure de 13 ans est radié de l'Armée © : HZK-LGDC

Le militaire accusé de viol sur une petite fille de 13 ans est radié de l'armée par le chef de l’état-major de l’AND. Une décision largement saluée par l’opinion. Et surtout une sanction à la hauteur de l’engagement du chef de l’Etat, dans son discours du 6 juillet dernier, de ne tolérer aucun acte de violence ou d’agression sur des enfants et des femmes.


Accusé de viol sur une fille de 13 ans, un militaire de la Force comorienne de la défense (FCD) est radié de l’Armée comorienne (AND) pour « comportement susceptible de porter atteinte à la dignité et au renom de l’Armée ». La nouvelle est tombée hier mercredi, alors que les rumeurs sur une possible libération du présumé auteur battaient leur plein. 

 

« L’état-major de l’Armée nationale de développement a été informé qu’un militaire de la Force comorienne de défense est détenu à la Brigade des mineurs de la police nationale pour accusation d’agression sexuelle perpétrée sur une fille mineure », lit-on au début de ce document distribué à la presse. Il est indiqué que le service social de l’Armée a été saisi pour s’enquérir de la situation et que le rapport soumis « rapporte que le militaire accusé de viol été retenu pour motif d'exhibition sexuelle devant une mineure de 13 ans ». 

 

En conséquence, « l'intéressé est radié des contrôles de l'Armée nationale de développement pour avoir un comportement en service ou en privé susceptible de porter atteinte à la dignité et au renom de l'Armée », tranche le chef de l’état-major. Il faut noter qu’en plus de ces éléments d’enquête à la disposition de l’Armée, le Service d’écoute des enfants et des femmes a appris via l’examen médical de l’enfant qu’il y a eu pénétration digitale. Des circonstances aggravantes pour ce soldat qui risque de passer plusieurs années derrière les barreaux. 

 

Pour rappel, la fille de 13 ans a été violée le 02 juillet à Moroni dans le quartier de Câble de Lyon par ce militaire originaire de la région de Mbadjini. L'examen médical révèle clairement qu'il y a eu « introduction digitale qui a causé la perte de son hymen ». Le présumé auteur est en garde à vue dans les locaux de la brigade des mesures de la police nationale.

 

Andjouza Abouheir

 

 


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