La Gazette

des Comores

Le cri des étudiants comoriens en Guinée

Le cri des étudiants comoriens en Guinée © : HZK-LGDC

Sans représentant diplomatique ni consulat, les étudiants comoriens en Guinée Conakry lancent un cri d’alerte en direction du gouvernement comoriens. Jusqu’à hier jeudi 23 avril, 7 étudiants comoriens seraient porteurs du virus. Ils appellent le gouvernement comorien à leur venir en aide.


7 étudiants comoriens sont atteints par le covid-19 et hospitalisés à Donka en Guinée Conakry. Face à cette situation, les étudiants comoriens vivent dans la peur et l'incertitude et appellent le gouvernement comorien à leur venir en aide. Aujourd’hui, ils sont plus de 400 étudiants à demander à se manifester pour une réaction du gouvernement. « Il y a un mois, on a perdu un compatriote. Un ancien président de notre communauté par manque de prise en charge immédiate et de représentation diplomatique voir même consulaire. Il a rendu l'âme par négligence. Aujourd'hui, on compte 7 compatriotes testés positifs au Covid-19. Nous demandons de l’aide afin de sauver des vies », souligne Soulaimana Farid Aboubacar, un étudiant en droit et relations internationales, avant d’ajouter que « sans représentant ambassade ni consulat, la  vie n'est pas un cadeau ».

Ce 23 avril 2020, la Guinée Conakry a affranchi le cap des 769 cas sur une estimation de 80 à 100 nouveaux cas par jour. Le pays en question est désorienté car même plusieurs ministres du pays ont été testés positifs et d'autres ont perdu la vie suite à la maladie. Une inquiétude de plus pour ces étudiants. « Nous aimerions avoir un grand geste venant de notre État, et même du président de la République, Azali Assoumani, l'ex-président Ikililou Dhoinine qui a été étudiant en Guinée Conakry et toutes personnes de bonne volonté, par une aide matérielle ou morale », poursuit-il. A une journée du mois sacré du ramadan, la situation risque de s’alourdir. Une période où les prix des produits de première nécessité augmentent. « À présent, chacun d’entre nous a déjà fait son stock mais on ne sait pas pour la suite », dit-il.

Pour Bouhardine Abdoulhafou, la situation risque de devenir de plus en plus compliquée pour nous comoriens. « Nous vivons en communauté. Il se pourrait que nombreux d'entre nous sont déjà contaminés mais nous ne le savons pas encore », fait-il savoir, avant de préciser que «  les contaminés étaient avec certains d’entres nous. Fort heureusement que les tests sont gratuits ».

Andjouza Abouheir

 


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