La Gazette

des Comores

Le chinchard (Hanalé) en abondance à Mutsamudu

Le chinchard (Hanalé) en abondance à Mutsamudu © : HZK-LGDC

À Mutsamudu, la saison du chinchard bat son plein, apportant avec elle une bouffée d’air frais pour les ménages. Ce petit poisson argenté, proche de la sardine et connu localement sous le nom de Simsim ou Hanalé, envahit actuellement les étals des marchés. Une abondance qui se traduit par une baisse significative des prix : à seulement 1500 francs comoriens le panier, le chinchard devient une véritable aubaine pour les familles.


Dans un contexte où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, cette accessibilité redonne du pouvoir d’achat aux consommateurs. À titre de comparaison, d’autres poissons, pourtant moins prisés par les cuisinières, atteignent facilement les 2500 francs, voire plus. Le chinchard s’impose donc comme une alternative économique, mais aussi nutritive. Car au-delà de son prix attractif, ce petit poisson regorge de bienfaits pour la santé. Riche en protéines de haute qualité, il contribue à la croissance musculaire et au bon fonctionnement de l’organisme. Il est également une excellente source d’oméga-3, ces acides gras essentiels reconnus pour leurs effets bénéfiques sur le cœur. Une consommation régulière aide à réduire les risques de maladies cardiovasculaires et favorise une bonne circulation sanguine.

Le chinchard contient aussi des vitamines essentielles, notamment les vitamines D et B12. La première renforce les os et le système immunitaire, tandis que la seconde joue un rôle clé dans la formation des globules rouges et le bon fonctionnement du système nerveux. À cela s’ajoutent des minéraux comme le calcium, le phosphore et le sélénium, indispensables à l’équilibre nutritionnel. Facile à cuisiner, le chinchard séduit par sa polyvalence. Grillé, frit ou mijoté dans une sauce épicée, il s’adapte aux goûts et aux traditions culinaires locales. Sa chair tendre et savoureuse en fait un mets apprécié, même par les enfants.

Cette saison du chinchard ne représente pas seulement une période d’abondance halieutique, mais aussi une opportunité pour améliorer l’alimentation des populations tout en allégeant les dépenses quotidiennes. À Mutsamudu, le chinchard n’est pas qu’un simple poisson : il est devenu, le temps d’une saison, un allié précieux du panier de la ménagère et de la santé publique. La consommation est d'ailleurs bien conseillée par des médecins contactés par nos soins à l'instar de Dr Mohamed. La qualité prix facile et allège le panier du ménagère et active la société entre pêcheurs de besogne et ceux occasionnés par l'ambiance de la saison.

Younes

 


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