C’est le Secrétaire général-adjoint qui a ouvert la cérémonie en présence de diverses parties prenantes dans le cadre du lancement du projet d’appui au développement d'une agriculture sensible à la nutrition aux Comores pour une durée de deux années. L’objectif du nouveau projet est de renforcer les capacités locales multisectorielles (santé, éducation, agriculture, etc.) à élaborer des itinéraires techniques agricoles plus performants et tournés vers la production à haute valeur nutritive qui seront transmis et adoptés par les Organisations de producteurs Agricoles, les secteurs de l’élevage, l’agriculture, les pêches, et les forêts.
Selon des études, le secteur agricole a de faibles rendements, et le pays est obligé d’importer une grande partie de sa nourriture, pourtant la malnutrition cause toujours plus de 43% de la mortalité infanto-juvénile et la prévalence de la malnutrition chronique est très élevée (35% à Anjouan, 23% à Mohéli et Ngazidja). L’agriculture sensible aux enjeux nutritionnels est une approche du développement de l’agriculture fondée sur l’alimentation qui met les aliments à haute valeur nutritionnelle, les régimes alimentaires diversifiés et l’enrichissement des aliments au cœur de la lutte contre la malnutrition et les carences en micronutriments.
Cette approche souligne les multiples bienfaits d’une alimentation variée, l’importance de la valeur nutritionnelle des aliments pour une bonne nutrition pour l’ensemble de la population, ainsi que la signification sociale du secteur de l’alimentation et de l’agriculture et son rôle dans l’amélioration des moyens d’existence ruraux. Dans le cadre de ce projet, la complémentarité des acteurs multisectoriels de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, etc. est mise en avant pour atteindre des résultats probants dans une durée limitée. Les organismes publics, les agents de vulgarisation des CRDE, les agents de santé communautaire, les organisations de la société civile seront formées à élaborer des itinéraires techniques plus performants et tournés vers la production à haute valeur nutritive, dont les ménages et communautés vulnérables pourront bénéficier à long terme.
D’après le Représentant de la FAO, les enfants malnutris ont un potentiel d’apprentissage scolaire limité et, par voie de conséquence, des possibilités d’emploi et de revenu réduites à l’avenir, ce qui perpétuera le cycle de la pauvreté. De plus les personnes qui souffrent de malnutrition ont des défenses immunitaires affaiblies, tombent malades plus facilement et plus souvent, et ont plus de difficultés à guérir rapidement et complètement. Pour prévenir les carences en micronutriments, les aliments peuvent être "enrichis" c’est-à-dire renforcés en teneur en micronutriments grâce à la transformation, à la sélection des végétaux et à l’amélioration de la fertilité des sols.
Aussi la stratégie adoptée pour améliorer les niveaux nutritionnels est basée sur l’alimentation et l’agriculture, ciblée sur les populations vulnérables au niveau des ménages et au niveau local, et axée sur la collaboration entre plusieurs secteurs. La complémentarité des acteurs multisectoriels de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, etc. sera mise en avant pour atteindre des résultats probants dans une durée limitée.
Mmagaza
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