La première réunion technique de la « plateforme COOPERATIONS », une plateforme pour l'écosystème de la coopération internationale aux Comores, s’est tenue jeudi dernier à Moroni. Elle a vu la participation des organisations du secteur privé, des institutions publiques, de la société civile et les partenaires au développement pour examiner les opportunités dont peuvent bénéficier les Comores dans le cadre de la coopération Sud-Sud et triangulaire.
C’est Mohamed Said Maoulana le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Étrangères, qui a ouvert la réunion. Il a réaffirmé la volonté du ministère dans le soutien qu’il apporte à cette structure. La responsable à l’Agence comorienne de coopération internationale (Acci), en charge du Suivi-Evaluation, a présenté une restitution de la mission de sensibilisation des missions diplomatiques tenue à Dar es Salam, à la fin de l’année dernière et conduite par le ministre des Affaires Etrangères, où 14 pays avaient pris part. Pour Mme Bazi, responsable de l’Acci, ce fut un événement important dans le processus mis en œuvre de la diplomatie économique prônée par les autorités.
Dans une intervention par vidéoconférence à partir du Maroc, Abdelhakim Yessouf, de la Banque Islamique de développement (Bid) a été particulièrement suivie par les participants. Après avoir fait un bref aperçu de la Bid et l’historique de l’implication du Groupe de la Bid en matière de coopération technique, il a ensuite présenté les modalités de la coopération technique à la BID et le Programme de coopération technique notamment le «Reverse linkage», qui est un mécanisme de coopération technique qui permet de partager des connaissances, des compétences, des technologies et des ressources en vue de développer des capacités par l’intermédiaire d’un petit film relatant le cas concret de la coopération Sud-Sud par un projet existant entre le Maroc et Djibouti. Il a indiqué que ce mécanisme va appuyer prochainement le laboratoire de l’hôpital El-Maarouf.
A la fin de son intervention, Abdoulhakim Yousef a lancé un appel : « Travaillons ensemble et exploitons l’énorme potentiel de la Coopération Sud-Sud et triangulaire (CSSTr) pour relever les défis mondiaux, en particulier la pandémie de Covid-19 en mettant en commun nos connaissances, notre expertise et nos ressources ».
En effet, la CSSTr offre un cadre général permettant d'encourager et de soutenir la collaboration entre les pays du Sud. Elle permet aux pays concernés de partager des savoirs, des technologies, des politiques et d'autres ressources. Elle entraine l’innovation des processus de coopération, de nouveaux type partenariats, un partage des savoirs et permet une transposition à plus grande échelle de démarches déjà éprouvées.
Déjà l’Acci bénéficie en ce moment et ce pour trois mois, d’un appui de deux experts, l’un venant de la BID et l’autre l’Agence Tunisienne de Coopération Technique (Atct) pour consolider cet écosystème national pour la CSSTr. Par ailleurs la directrice de l’ACCI n’a pas manqué de saluer l’appui de ses partenaires, le Pnud et l'Unfpa à cette première réunion technique.
Mmagaza
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