Si la société Telma Comores l’annonce sur la mise en place du système de contrôle et de sécurité, Gateway semblait être un « sentiment d’un mauvais rêve, un retour en arrière, la répétition d’une aventure déjà calamiteuse », la suspension de ce dernier s’annonce comme un ouf de soulagement pour le deuxième opérateur qui parle de « bonne nouvelle ».
La résiliation du contrat sur la gestion du système de contrôle et de sécurité des appels entrants et sortants, Gateway, fait des heureux. Alors que Comores Télécom, seul opérateur ayant paraphé le contrat avec la société Asteria, gestionnaire dudit système, a reçu le feu vert du régulateur pour rompre l’interconnexion avec la société luxembourgeoise, la société Telma sort de son mutisme et se dit satisfaite. Pour les responsables de la marque jaune, la suspension du contrat avec Asteria n’est qu’une « bonne nouvelle ». « Nous espérons que le volume des appels entrants venant de l’étranger vont retrouver leurs volumes habituels », espère Karim Athoumani.
Questionné sur leur sentiment à l’annonce d’un tel projet, ce haut cadre de la société Telco parle de « sentiment d’un mauvais rêve, un retour en arrière, la répétition d’une aventure déjà calamiteuse non seulement aux Comores mais aussi dans les quelques pays où une Gateway avait été imposée par les autorités… ». Ceci dit que tous les acteurs qui s’y sont opposés à ce système de Gateway n’avaient pas tort comme l’aurait dit le patron de l’Actic (Association comorienne des Tics), Hamidou Mhoma.
Si Telco avait refusé « catégoriquement » de se soumettre à ce système de contrôle et de sécurité, ce n’était pas par mauvaise foi selon la société. « Nous ne nous sommes pas conformées à ce système pour 4 raisons. D’abord pour la bonne gouvernance car nos règles Groupe nous interdisent de travailler avec des sociétés dont les dirigeants ont été condamnés par la justice. Ensuite pour la sécurité des données de nos clients. Nous n’avons aucune confiance en ces systèmes opérés par des sociétés douteuses qui peuvent écouter les conversations ou lire les SMS de nos clients. Puis pour l’économie : ces systèmes conduisent, pour créer des marges supplémentaires pour ces sociétés douteuses, à augmenter le prix des appels pour la diaspora, conduisant à la baisse des volumes d’appels entrants…exactement ce que CT a subi et nous par ricochet.
Enfin pour éviter l’étape naturelle suivante : généralement pour augmenter leurs profits, ces sociétés préconisent ensuite au gouvernement l’interdiction des appels en VoIp (Whatsapp….) pour obliger les consommateurs comoriens et leurs correspondants à appeler en payant le prix fort des appels internationaux…l’Union des Comores serait alors devenu l’un des 3 pays au monde à interdire la VoIp », détaille le directeur de la Régulation et HSE (Hygiène Santé et Environnement) de Telco, Karim Athoumani.
Contrairement à la société historique qui aurait signé contre son gré ledit contrat, le deuxième opérateur de la téléphonie mobile n’a pas reçu la pression des autorités. Et selon notre interlocuteur, leurs trois arguments ont dû les convaincre. « Nous nous en réjouissons », conclut-il. S’il y a une deuxième raison et cela n’est que logique c’est que le cahier de charge soumis à Telco leur interdit toute pression s’agissant de la signature d’un contrat au préalable.
A.O Yazid
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