Les parlementaires ont adopté en marge de la fermeture de la session ordinaire d'Avril une résolution sur « les drames des comoriens résidant dans l'île comorienne de Mayotte ». Une résolution condamnant la montée de la violence et demandant la suppression du visa Balladur.
C'est à l'unanimité que les élus ont adopté en séance plénière la résolution condamnant les événements qui se déroulent à Mayotte. Une résolution condamnant la montée de la violence contre les comoriens des trois îles, de l' « intolérance et de l'insécurité dans l'île comorienne de Mayotte sous administration française et qui se propage dans les trois autres îles de l'Archipel des Comores », lit-on dans le projet de résolution adopté.
A travers cette résolution, les élus dénoncent « avec fermeté tout déplacement forcé ». Ils demandent au gouvernement comorien de prendre des mesures visant à renforcer les frontières du pays. Des élus qui exhortent le gouvernement comorien à demander au gouvernement français la suppression du visa Balladur accusé d'être la principale cause des morts qui surviennent fréquemment dans le bras de mer qui sépare Mayotte du reste des îles.
Le président de la commission des affaires étrangères a d'ailleurs mis dos à dos la responsabilité des autorités comoriennes et françaises dans ce drame. « La responsabilité n'incombe pas seulement aux autorités françaises. Les gouvernements comoriens successifs ont eux aussi leur part de responsabilité dans cette tragédie qui se déroulent chez-nous », a déploré Ali Mhadji président de la commission des affaires étrangères du parlement.
« Le gouvernement veille sur cette question », a rétorqué Bacar Mohamed Dossar ministre des relations extérieures assurant que son ministère avait saisi le ministère français des affaires étrangères sur cette situation. Une lettre qui a abouti d'après lui au relogement dans un hôtel des délogés de la place de la République.
Dans son allocution marquant la fermeture de la session ordinaire d'avril, Abdou Ousseni président de l'Assemblée nationale avait interpellé les autorités, les appellent à ne pas rester « impassibles devant le drame » des comoriens qui périssent dans la méditerranée et le bras de mer qui sépare Mayotte des autres îles de l'Archipel.
« Nos frères et sœurs partis à Mayotte au risque et péril de leur vie, pour la recherche d'une vie décente, méritent mieux que ce qu'ils sont entrain d'endurer », a-t-il déclaré, condamnant les « images insoutenables » déversées par les médias mahorais. Et de conclure : « la représentation nationale profondément préoccupée par ce désastre humanitaire qui se déroule sous nos yeux, s'empresse de demander au gouvernement d'approcher en toute urgence, les voies et moyens de résorber cette crise ».
Maoulida Mbaé
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