Presque 3 mois après le licenciement de certains agents de l’Etat, la Confédération des Travailleurs Comoriens dénonce avec la plus grande fermeté ces licenciements et appelle aussi le gouvernement Azali à respecter le protocole d’accord signé avec l’ancien président Ikililou avec le syndicat de l’éducation.
Ils ont mis beaucoup de temps à réagir mais ils viennent de le faire. La Confédération des Travailleurs Comoriens vient de se prononcer sur la question des licenciements opérés par le gouvernement le mois de juin dernier. L’organisation dénonce avec la plus grande fermeté ces licenciements intempestifs et reste solidaire de ces centaines de jeunes hommes et jeunes femmes que le gouvernement vient de plonger dans la précarité.
« Le slogan de campagne du candidat Azali « Un jeune, un emploi » s’est vite transformé, maintenant qu’il est président, en « Un jeune, un chômeur ». C’est du reniement, c’est une trahison, ni plus ni moins. Car, le gouvernement Azali n’a pas su concilier la nécessité de mettre de l’ordre dans les recrutements et l’impérieuse urgence de trouver une solution palliative pour tous ces jeunes en proie à un chômage massif », lit-on dans communiqué de la direction de la CTC.
L’organisation des travailleurs pense que les dirigeants des pays ne pensent qu’à gagner des élections et après c’est la désillusion totale. « Ne nous voilons pas la face : c’est la démission de l’Etat, face à un chômage des jeunes devenu endémique, qui explique leur instrumentalisation en période électorale et le fait qu’ils soient ainsi laissés à leur triste sort ; victimes de toutes les désillusions en période post-électorale », poursuit-il.
La CTC ne cache pas son mécontentement face à la décision du président Azali Assoumani augmentant les salaires et les indemnités de ses ministres. Sur la situation à la Maison de l’Emploi, l’organisation juge inadmissible l’attitude des responsables de la MDE à ne pas respecter ses engagements envers ses contractuels. Mais au lieu de ça ils envoient les forces de l’ordre pour déloger les grévistes quand il réclamait 7 mois d’impayés.
La CTC se félicite toutefois des efforts du gouvernement à assurer un paiement régulier des salaires des agents de l’Etat. A l’approche de la rentrée scolaire, ils appellent les nouvelles autorités à respecter le protocole d’accord qui avait été signé entre le dernier gouvernement d’Ikililou et les syndicats de l’éducation. Car selon eux, il reste encore des revendications non satisfaites.
Mohamed Youssouf
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