La Conférence de Bonn sur les changements climatiques s’est ouverte le 30 avril et devra se poursuivre jusqu’au 10 mai 2018. Trois organes se réuniront au cours de cette conférence la 48ème session de l’Organe subsidiaire de mise en œuvre et de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique, ainsi que la cinquième partie de la première session du Groupe de travail spécial de l’Accord de Paris.
Les ordres du jour des trois organes couvrent toute une gamme de questions importantes, mais la réunion est essentiellement axée sur le Programme de travail de l’Accord de Paris (PTAP) ainsi qu’un ensemble de décisions requises pour accélérer la mise en œuvre l’Accord de Paris. Ces travaux doivent être achevés à la Conférence de Katowice (Pologne) sur les changements climatiques qui se tiendra en décembre 2018. Il est impératif de réaliser des avancées techniques considérables à Bonn pour pouvoir tenir cette échéance.
Certaines des questions majeures qui vont se négocier à Bonn ont trait à la nature cyclique et itérative de l’Accord de Paris, dont il est prévu que les parties mettront à jour leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) tous les cinq ans, rapporteront périodiquement leurs avancées dans le cadre de transparence et de responsabilité, et se réuniront tous les cinq ans pour un bilan mondial afin d’évaluer les progrès accomplis collectivement au regard des objectifs de l’Accord de Paris.
Pour mémoire, l'accord de Paris sur le climat de 2015 vise à contenir le réchauffement mondial sous les 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l'ère préindustrielle. Mais les engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pris jusqu'à présent par les Etats signataires conduiraient à un monde à +3°C.
Autre question importante qui va faire l’objet de discussions à Bonn a trait au Dialogue de Talanoa, censé être une discussion mondiale sur les efforts de lutte contre les changements climatiques déployés tant par les Parties à l’Accord que par des parties prenantes non-Parties.
Le Dialogue est centré sur trois questions relatives aux efforts des pays pour lutter contre les changements climatiques: où en sommes-nous ? Où voulons-nous aller ? Comment y parvenir ? La phase préparatoire de ce dialogue a démarré en janvier 2018 et doit s’achever avec la 24ème conférence climat de l'ONU en Pologne en décembre.
D'ici cette date, les signataires doivent finaliser les règles d'application de l'accord de Paris pour une entrée en vigueur en 2020. Ils sont également encouragés à réviser à la hausse les engagements nationaux de réduction des émissions. Rappelons qu’il a commencé par l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée 1992, constitue la réponse politique internationale aux changements climatiques.
Elle établit un cadre juridique et des principes de base pour la coopération internationale en matière de changements climatiques, avec pour but de stabiliser les concentrations atmosphériques de GES afin d’éviter « des interférences anthropiques dangereuses avec le système climatique ». La Convention, qui est entrée en vigueur le 21 mars 1994, compte 197 Parties dont l’Union des Comores.
Mmagaza
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