Mercredi dernier, le personnel de la Banque pour l’Industrie et le commerce (BIC Comores) avait déclenché une grève pour réclamer une amélioration des conditions de travail. Hier jeudi, le directeur général de ladite Banque se dit prêt à toutes négociations malgré un statut confortant du personnel.
C’est au tour de la direction de la Banque pour l’Industrie et le Commerce de réagir après la grève déclenchée par son personnel. Ce dernier demandait une amélioration des conditions de travail dont une augmentation des salaires. Et le directeur de la BIC n’a pas tardé à réagir, en exposant face à la presse le vrai problème entre son personnel et la direction.
« Le délégué du personnel de la BIC nous a présenté 7 doléances. A l’issue d’une multitude de négociations, nous avons donné un avis favorable à 4 doléances. Pour les trois autres, nous sommes prêts à poursuivre les négociations », explique Louis Marcel Gervinet, le directeur général de la BIC Comores.
Sur les doléances proprement dites, il s’agit de revoir les modalités de déblocage de l’épargne retraite complémentaire, mettre en place une prime ramadan calculée sur le salaire de base à hauteur de 20% avec un minimum de 50 000 KMF pour tous les collaborateurs, rajouter sur l’article 11 alinéa 1 du statut du personnel pour les niveaux C et D, un avancement automatique après 3 ans accomplis dans l’échelon, porter les crédits du personnel sur 10 ans au lieu de 7 ans, la prise en charge des enfants mineurs des agents de la BIC en cas de décès jusqu’à l’âge de 18 ans, la modification du statut dans son annexe 3 dans certains points. « Dans ce genre de doléances, on ne peut pas donner un avis favorable d’un seul coup », poursuit-il, avant d’ajouter que « la porte n’est pas fermée pour les autres doléances ».
De son côté, le secrétaire général de la BIC a montré que la grève n’a pas affecté sa clientèle. « Un service minimum a été assuré et le travail s’est bien déroulé », avance Moinaid Oussouf. Elle a tenu toutefois éclaircir aussi la situation des collaborateurs de la BIC. Concernant l’augmentation des salaires, la secrétaire générale a montré que 47 sur 55 collaborateurs ont vu une augmentation des salaires ces dernières années. « Au niveau de notre banque, à part le salaire de base qui commence de 300 000 FC à 2 millions, le personnel bénéficie des primes et des avancements », précise-t-elle.
Sur cette question, le directeur général de la BIC reste ouvert. « Si le personnel constate qu’on ne fait pas comme les autres banques de la place, ma porte reste ouverte. C’est dans le dialogue qu’une entreprise fonctionne », dit-il. Après 48 heures de grève, le personnel devrait reprendre le travail ce vendredi matin.
Mohamed Youssouf
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