Interpellé le 4 mai dernier à l’aéroport international Prince Saïd Ibrahim en possession d’un pistolet en plastique, des balles de gomme-cogne et un drone, Schierer Marc Bernard Valentin, un Français installé aux Comores depuis 2019, est sous contrôle judiciaire. Son équipement est jugé « illégal » aux Comores car non répertorié.
Schierer Marc Bernard Valentin, ressortissant français employé de la société AGK aux Comores depuis 2019, a été interpellé le 4 mai dernier à l’aéroport international de Moroni. Il s’apprêtait à embarquer sur un vol d’Ethiopian Airlines. Placé sous contrôle judiciaire, il est libre mais ne peut pas quitter le territoire avant la fin de l’enquête. Son dossier a été transmis au parquet de la République de Moroni. La gendarmerie nationale indique qu’il n’est pas considéré comme une menace publique et le décrit comme « un homme sans histoire ». L’interpellation a eu lieu en zone départ. Les contrôles ont permis de saisir plusieurs objets dans ses bagages : six paquets de 10 balles plus 30 balles isolées, deux paquets de 50 balles, 10 balles de gomme-cogne en caoutchouc, un pistolet en plastique, un drone, et du matériel de plongée.
Selon la gendarmerie nationale, Bernard Valentin est poursuivi pour détention d’armes non répertoriées. Le matériel saisi comprend une arme à air comprimé servant de diffuseur de bonbon poivre. La gendarmerie nationale a précisé que la gomme-cogne n’est pas mortel, mais peut causer une douleur importante. D’où le suffixe (cogne) dans la forme littéraire. » Après son interpellation, Bernard Valentin a été remis à la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens (B.G.T.A), puis transféré à la gendarmerie nationale. Lors de son audition, il a expliqué vouloir prendre le vol pour aller se faire soigner à l’extérieur.
Notre source a ajouté que le dossier a été transféré au parquet de Moroni pour permettre une information complète. Un point de droit distingue les deux pays. En France, ce type d’arme est « légal » et peut être transporté sans être répertorié. Aux Comores, la législation est différente : « Aux Comores, toute arme est une arme. Le seul souci est que ses armes n’ont pas été répertoriées », a-t-elle déclaré. Aucune date d’audience n’a été communiquée. Pour l’heure, Schierer Marc Bernard Valentin reste sous contrôle judiciaire en attendant la décision du parquet.
El-Aniou Fatima
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