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Justice: Le sort d’Agwa fixé pour le samedi

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Justice:  Le sort d’Agwa fixé pour le samedi © : HZK-LGDC

Le délibéré du procès Abdallah Agwa est fixé au samedi. Le parquet demande la peine maximale assortie d'une interdiction d'exercer. Une audience qui s'est déroulée dans une salle pleine à craquer, où une dizaine d'avocats s’est relayé pour assurer la défense du présentateur vedette de La Baraka Fm.


Le sort de l'animateur vedette de la radio privée La Baraka Fm, inculpé pour injure vis-à-vis de l'institution judiciaires et à certaines autorisés, sera connu demain samedi 31 décembre. Après une longue audience de plusieurs heures où parquet et avocats de la défense, chacun a pu défendre  avec pugnacité sa position, le président du tribunal correctionnel de Moroni a mis l’affaire en délibéré pour le samedi.

Dans son long réquisitoire, le procureur de la République a demandé la peine maximale de neuf mois de prison ferme et trois mois de sursis, assortie d'une interdiction d’exercer et la fermeture de la station radio La Baraka Fm. « Une peine trop, trop sévère » a jugé Me Baco un des dix avocats constitués par Abdallah Agwa et sa famille.

Les avocats de la défense ont tenté durant leur plaidoirie de prouver l’innocence de leur client. Et Me Baco de faire une proposition de solution de recadrage de l'animateur et ses nombreuses chroniques, au lieu de l’interdire carrément l’antenne, comme l'a requis le ministère public. Pour les dérapages dont Agwa se ferait champion comme l'a laissé entendre le parquet, Me Baco fait savoir que ce n'est plus une exception des seuls médias privés, les médias publics peuvent aussi glisser dans des dérives. « Donc s'il s'agit de sanctionner, il faut sanctionner tout le monde », a-t-il demandé.            

Pour rappel, Abdallah Agwa est interpellé depuis dimanche dernier par la gendarmerie nationale pour une enquête d'urgence, d'après le procureur de la République. Il lui est reproché d’avoir tenu des propos injurieux envers l'institution judiciaire et certaines autorités. Il faut noter qu'un incident est survenu au cours de l'audience, qui amené le président à faire évacuer la sale tout entière. En attendant le délibéré de samedi, Abdalllah Agwa retourne dans sa cellule de la maison d’arrêt de Moroni, la demande de ses avocats pour une main levée de sa garde à vue n'ayant pas été acceptée.

 

Maoulida Mbaé

 


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