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Justice-Fomboni : La maison de Ba Moumine démolie

Justice-Fomboni :  La maison de Ba Moumine démolie © : HZK-LGDC

Après plusieurs interrogations sur l’exécution d’un jugement cadial, la maison de feu Moumini Issoufou, (Ba Moumine), située à Salamani, en face du grand marché de Fomboni, a été démolie ce lundi 26 octobre à l’aide d’un trax, en présence d’un huissier de justice et des forces de l’ordre. Mais cette opération, liée à un litige successoral complexe, soulève de nouvelles questions sur l’articulation des décisions judiciaires et le sort de l’acheteur du bien.


Un bras de fer judiciaire autour de la maison du feu Ba Moumine connaît un nouvel épisode. Une démolition intervient à la suite de l’exécution d’un jugement du tribunal cadial rendu en 2024, reconnaissant à Issouffou Moumini, le fils unique du défunt, la propriété de la maison et de deux parcelles situées à Midzouéni (Fomboni). La décision autorisait toutefois au feue Bozy Hélène, également connue sous le nom de Bweni Mamie, à continuer d’occuper les lieux jusqu’à une nouvelle décision de justice. La démolition aurait été sollicitée par la famille Moumine Issoufou. De son vivant, Bozy Hélène contestait ces revendications. Elle affirmait avoir construit la maison avec son époux dans les années 1970 et soutenait que celui-ci lui avait cédé sa part au moyen d’un acte de donation établi en 2000.

Selon les informations rapportées, elle aurait obtenu gain de cause devant le tribunal correctionnel de première instance, puis en appel, concernant cet acte de donation. Ces décisions soulèvent donc une interrogation majeure : comment s’articulent-elles avec le jugement cadial ayant conduit à la démolition de la maison ? L’affaire avait déjà suscité des interrogations sur les difficultés d’exécution du jugement. Le 24 octobre dernier, une famille qui occupait les lieux sous l’autorité du nouvel acheteur de la maison aurait été sommée de partir, sans que cette première tentative aboutisse. La démolition de ce lundi marque ainsi une nouvelle étape dans ce dossier, sans pour autant dissiper toutes les zones d’ombre sur les différentes procédures engagées. Un observateur a, en tout cas, salué le fait que cette décision exécutoire ait été appliquée par un huissier de justice, sans recours à une réquisition du procureur.

Une autre question, et non la moindre, concerne cet acheteur de la maison. Bozy Hélène lui a vendu le bien avant son décès, alors qu’elle contestait les revendications de la famille de défunt époux. Si cette vente est remise en cause, qui devra rembourser l’acquéreur, alors que la vendeuse est décédée et qu’elle n’aurait laissé aucun héritier ? Au-delà de la démolition, cette affaire remet au centre du débat la portée des décisions de justice et la protection des droits des différentes parties. Des éclaircissements sur les procédures engagées, leurs effets respectifs et les conséquences de la vente apparaissent désormais indispensables.

Riwad

 


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