La cour d’appel de Moroni vient d’infirmer hier mercredi par un arrêt, le jugement rendu par le tribunal de première instance de Moroni, le 31 décembre dernier. Ce dernier avait condamné Abdallah Abdou Hassane alias Agwa à 9 mois de sursis, 5 jours ferme et une amande de 75.000 francs.
Désormais Abdallah Abdou Hassane alias Agwa est libre. Et « aucune charge contre lui » n’a été retenue. Tel est le verdict rendu hier mercredi, par la cour d’appel de Moroni. « La cour d’appel vient d’aujourd’hui de statuer autrement. Car elle vient de nous donner raison. Sur les exceptions que nous avions soulevées dès le départ, et que le juge de première instance a balayées d’un revers de la main, aujourd’hui, la cour d’appel valide nos résonnements. Lors de son délibéré, la cours d’appel a montré une bonne appréciation du droit, le fait de dire que la procédure a été viciée », explique l’un des avocats de la défense, Me Fahardine Mohamed Abdouloihid, à la sortie du tribunal. Tout comme Me Baco, qui se réjouit de cette sentence, car « c’est le droit qui a triomphé », dit-il.
Le 31 décembre dernier, le tribunal de 1ère instance de Moroni avait prononcé une condamnation sévère contre Abdallah Agwa, directeur de la radio Labaraka Fm (5 jours ferme, 9 mois avec sursis et 75.000 francs comoriens d’amende). « Comme en première instance, devant de la cour d’appel, au cours du débat, nous avons soulevé des exceptions de procédure et de forme. Et Dieu merci, elle vient d’infirmer le jugement qui avait condamné Abdallah Agwa », précise Me Baco avant d’ajouter qu’aujourd’hui, « on n’a pas eu l’occasion de le débattre car la procédure elle-même n’avait pas été suivie ».
Me Fahardine Mohamed Abdouloihid, l’un des 10 avocats de la partie civile clarifie qu’actuellement Agwa n’est plus du tout condamné. Et « son caissier judiciaire est vierge et sa radio ainsi que ses employeurs peuvent reprendre le travail comme de rien n’était », précise Me Baco. Et « les équipements de la radio Labaraka Fm qui sont confisqués par la gendarmerie devraient normalement aussi, être restitués », insiste Me Fahardine Mohamed Abdouloihid.
Dés la sortie de cet arrêt de la cour, les réactions de félicitations pleuvent de toutes part. Nous y reviendrons dans prochaines éditions.
Ibnou M. Abdou
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