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des Comores

Justice / SAST, Bahasane, Regne et Eli graciés

Justice  / SAST, Bahasane, Regne et Eli graciés © : HZK-LGDC

Le président de la République a gracié samedi dernier Said Ahmed Said Tourqui, Bahassane Ahmed Said, Mohamed Ali Abdallah et Elhad Ibrahima Halifa. Ces derniers retrouvent la liberté après neuf mois de détention.


Par un décret en date du 10 Aout dernier, le président de la République a gracié Said Ahmed Said Tourqui alias SAST, Bahassane Ahmed Said, Mohamed Ali Abdallah alias REGNE et Elhad Ibrahim Halifa alis ELI qui étaient tous condamné au travail forcé à vie par la Cour de Sureté de l’Etat. Pour rappel, ces quatre personnes qui purgeaient la peine de perpétuité ont vu leurs peines commuées en 20 ans d’emprisonnement le 29 mai dernier dans le cadre des mesures d’apaisement annoncées par le président Azali Assoumani au cours de sa cérémonie d’investiture.

 

Comme annoncées le jour de son investiture, Azali Assoumani avait annoncé des mesures d’apaisement afin que le pays retrouve la sérénité. Ainsi, les prisonniers condamnés dans différentes affaires d’atteinte à la sureté de l’Etat, qui avaient écopé moins de 20 ans d’emprisonnement ont tous été graciés le 29 mai 2019. Il s’agit entre autres du secrétaire général du parti Juwa, Ahmed Hassan El-Barwane, de l’ancien chef d’Etat-major Ibrahim Salim, de Soumaila Kassim, d’Al-Moutawakil Ahmada ou encore de Nourou Tourqui. Cette mesure a touché en tout 17 détenus civils et militaires. En ce jour, ceux qui ont été jugés par contumace, comme l’ancien vice-président Djaffar Ahmed Said Hassani et le député Tocha Djohar, tous deux en France actuellement, n’ont bénéficié d’aucune remise de peine ni de grâce.

 

Dans un communiqué publié le 12 aout par la présidence, on fait observer que « par cette grâce (…) le président réaffirme sa volonté de rassemblement du peuple comorien et la poursuite du processus d’apaisement politique qu’il avait initié le 28 mai dernier en accordant une grâce présidentielle totale ou partielle à 26 personnes condamnées par la Cour de Sûreté en 2018 pour des crimes commis contre l’État et ses représentants ». Et le même communiqué d’ajouter que le locataire de Beit Salam « n’oublie pas les victimes des actes incriminés et leur adresse, ainsi qu’à leur famille, une pensée particulière et fraternelle tout en les assurant de son soutien ».

 

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