Ouverture hier mercredi des journées d'études internationales à l'Ifere. Deux jours durant, les participants vont débattre sur les questions d'évaluation de la compétence de communication en milieu plurilingue et interculturel.
Placées sous le thème de « l'évaluation des compétences en français, enjeux culturels en contexte plurilinguistique et pluriculturel », les journées d'études internationales ont démarré hier à l’Ifere. Une cérémonie qui a vu la participation du président de l'Université des Comores et l'ambassadrice de France à Moroni.
Ces journées scientifiques, d'après le président de l'UDC, Said Bourhane Abdallah servent à communiquer les résultats d'une recherche portant sur le niveau de français des étudiants dans les universités des Comores, de Madagascar, de la Réunion et d'Aix Marseille.
« Il m'a été donné de comprendre, après plusieurs réunions de travail avec les collègues de la faculté des Lettres et les responsables de notre service de relations internationales impliqués dans le processus, que cette étude a permis(...) de se pencher sur un problème cité de façon récurrente par les universités francophones de la zone Océan Indien, celui du niveau de français des étudiants », a déclaré le président de l'Udc qui brosse un tableau peu reluisant du niveau du français aux Comores, bien qu'elle soit la langue d'enseignement aux Comores.
« Les résultats au baccalauréat ont chuté entre 2003 et 2009, le taux de réussite passant progressivement de 34,6% à 17,8%, ce qui s'explique largement par une mauvaise pratique du français par les élèves et leurs enseignants », a regretté M. Bourhane.
A l'en croire, l'enquête réalisée en 2008-2009 par Pasec Ix/Confemen pour évaluer les acquis scolaires des élèves de 2ème et de 5ème années en français et en mathématiques confirme à grande échelle à la fois l'impact négatif des lacunes en langue française sur les acquisitions en mathématiques et le manque d'efficacité globale du système d'enseignement primaire comorien.
« Ces journées constituent donc une réponse à des problèmes soulevés à tous les niveaux de notre système éducatif; celui de l'enseignement du français, une des trois langues officielles de l'Union des Comores », a-t-il fait savoir.
Et de poursuivre : « notre destin est régional. Les organisations de la région qui concourent à une intégration économique sont des atouts à valoriser mais la solidarité, la prise en compte des spécificités de chaque Etat membre, méritent considération »
Maoulida Mbaé
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