Les journalistes ont réclamé, ce mercredi, à l’occasion de la célébration de la journée de la presse, un fonds d’appui aux médias. Une subvention qui devrait permettre à la presse écrite et audiovisuelle de survivre et de travailler dans des meilleures conditions.
A la fin de la marche traditionnelle des professionnels et amis des médias, lors de la fête de la journée mondiale de la liberté de la presse, un appel à été lancé aux autorités pour que le « fonds d’appui aux médias » soient mis en place afin de soutenir et appuyer la presse nationale. La presse peine à payer les factures à l’imprimerie, à s’équiper et à travailler dans de meilleurs conditions. La totalité des médias survivent dans la précarité et les autorités n’ont pas mis en place un mécanisme d’aide pour appuyer le métier. Au nombre des mauvais payeurs figurent toutes les institutions étatiques, notamment l’Assemblée de l’Union, la Cour constitutionnelle, la Présidence, le gouvernement, etc., qui rechignent à honorer leurs abonnements.
Dans une déclaration lue à la place de l’indépendance, les journalistes ont dénoncé une banalisation des attaques contre les médias et les journalistes. « Aux Comores, les journalistes et les médias évoluent dans un environnement particulièrement précaire. Certains sont régulièrement agressés physiquement » ont affirmé les professionnels de la presse, citant le cas récent d’un journaliste d’Al-watwan agressé lors d’un match au stade d’Iconi.
« Le journalisme d’investigation a un rôle crucial à jouer, en dévoilant la corruption politique et économique (…) Pour que les médias assurent l’application et le respect de l’Etat de droit et qu’ils soutiennent l’émergence des Comores, il faut qu’il soit libres indépendants et pluralistes », ont déclaré les journalistes. Ils ont aussi dénoncé « les pressions directes et indirectes des autorités » qui exposent parfois les journalistes à des « comportements peu professionnels ».
Sur les défis de la presse comorienne face à l’ère du numérique et de la chute continue des journaux imprimés, la haine, les conspirations, le mensonge, l’amateurisme doivent « céder la place à la vérité, l’investigation et le travail professionnel » pour que les lecteurs puissent « discerner l’information journalistique de l’information fantaisiste ».
Al-hamdi A. Hamdi
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